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Sur les mobiles non plus, un système d'exploitation performant mais dépourvu d'applications ne sert pas à grand-chose. Bien conscients de l'enjeu, les éditeurs et les fabricants de smartphones multiplient les initiatives pour convaincre les développeurs de s'intéresser à leurs OS mobiles.
Palm vient ainsi d'annoncer hier à la Web 2.0 Expo qui se tient du 31 mars au 3 avril à San Francisco la diffusion gratuite, dès aujourd'hui, d'un kit de développement baptisé Mojo SDK. Celui-ci permet de programmer WebOS, le système d'exploitation mobile de dernière génération qui équipera le Palm Pré, son futur smartphone, dont la sortie est prévue le 30 avril prochain aux Etats-Unis.
L'annonce survient une semaine à peine après le lancement d'une première version bêta du kit de développement dédié au système d'exploitation de l'iPhone 3.0 attendu pour cet été.
Pour séduire les développeurs, les fabricants de smartphones se doivent de leur fournir le plus rapidement possible des outils efficaces afin qu'ils puissent tirer parti des innovations du nouveau système (interface tactile, gestion des standards du Web, etc.).
Devant l'intensification de la concurrence, tous les éditeurs travaillent aujourd'hui à renforcer leur écosystème. Outre la mise à disposition d'outils de développement performants, un autre moyen de motiver les développeurs est de leur garantir des débouchés, d'où l'importance des places de marché qui centralisent la commercialisation des applications mobiles.
L'américain RIM a dévoilé hier BlackBerry App World, un magasin d'applications pour mobiles construit sur le modèle de l'App Store d'Apple.
L'objectif du portail est d'offrir le plus grand nombre possible d'applications, notamment pour les modèles tactiles récents comme le Storm. Les développeurs perçoivent 80 % des revenus engendrés par les ventes tandis que RIM et ses partenaires, qui gèrent le site, se partagent les 20 % restants.
Le site propose aujourd'hui environ un millier de logiciels. A titre de comparaison, l'App Store qu'Apple a ouvert en juillet dernier en rassemble 15 000.
Microsoft doit lancer à la rentrée 2009 (septembre ou octobre prochains) une place de marché très ambitieuse baptisée Windows Mobile Marketplace, qui fonctionnera de concert avec les téléphones dits Windows phones (téléphones équipés de Windows Mobile 6.5 et des services MyPhone, Windows Live et Marketplace).
« Windows Marketplace devrait proposer d'emblée plusieurs milliers d'applications et rapidement dépasser les 40 000 logiciels. Les utilisateurs de Windows Mobile ont déjà accès à plus de 20 000 applications et nous estimons à 480 000 le nombre de développeurs Windows Mobile dans le monde », explique Nicolas Petit, directeur pour la France de Windows Mobile.
Selon lui, les conditions accordées aux développeurs (rémunération, sécurité et principes de validation des applications notamment) devraient être déterminantes dans le succès des kiosques applicatifs, mais le soutien des opérateurs internationaux sera aussi un point important.
Une chose est sûre, la concurrence s'annonce serrée entre Palm, RIM, Google, Apple, Nokia et Microsoft.
« D'ici 24 à 36 mois, la moitié des boutiques d'applications en ligne (en incluant celles proposées par les opérateurs, les fabricants et les éditeurs) auront sans doute disparu, car les opérateurs ne pourront pas gérer simultanément cinq ou six systèmes d'exploitation ouverts dans leurs gammes », prévient Nicolas Petit. Les développeurs ont intérêt à bien choisir leur camp.
















