











Il est loin le temps où la pointe du progrès, pour un artiste, était d'avoir son site Internet (Web 2.0 ou non). Le chanteur français Julien Baer dispose depuis cette semaine d'une application à télécharger sur l'iPhone (ou l'iPod Touch) et consacrée à son dernier album, Le la.
Elle est disponible gratuitement sur l'AppStore et permet d'accéder sur le mobile à divers contenus, gratuits eux aussi, comme les vidéo-clips, un fil de news, des fichiers en préécoute, des liens externes (sites Internet, pages Facebook et MySpace) et, bien sûr, des liens vers l'iTunes Music Store pour télécharger (en payant cette fois) les chansons.
C'est un peu le système OpenDisc (des sites Web cachés accessibles uniquement via le CD, voir l'encadré ci-dessous), mais en version mobile.
C'est la petite société Mobile Dream Studio, spécialisée dans le développement pour l'Internet mobile, qui s'est chargée de créer cette application. Elle a fait la même chose pour une chanteuse suisse, Sophie Hunger. Dans ce cas-là, une vidéo exclusive est automatiquement chargée sur l'iPhone avec l'application.
Déjà très actif en ligne depuis qu'il n'a pas renouvelé son contrat avec sa maison de disques fin 2007, le groupe Nine Inch Nails a lui aussi dévoilé son application iPhone. Mais elle est d'une tout autre envergure. Le groupe multipliant les contenus et les initiatives sur le Web, cette application est un point d'accès mobile à quasiment tout ce qu'il fait et met en ligne : actualités, photos, vidéos, remixes en streaming de ses morceaux par des fans, messagerie, forum…
Dévoilé par le magazine Wired, l'application iPhone de Nine Inch Nails intègre aussi un module de géolocalisation, appelé Nearby. Il permet à des fans, proches géographiquement (assistant au même concert ou dans les environs de la salle, par exemple), de se repérer les uns les autres et d'entrer en communication, sans même que NIN soit impliqué. S'il s'agit toujours un peu de promotion, on est aussi bien au-delà.
C'était l'idée qui devait enrayer la chute des ventes de CD. Vous achetez un disque, le glissez dans le lecteur CD-Rom de votre ordinateur et là, une fenêtre s'ouvre sur votre écran. Elle vous permet d'accéder à un site Web privé, accessible uniquement via le CD. C'est le système OpenDisc, lancé par la société du même nom en 2000.
Sur le site en question, des contenus exclusifs : musique, vidéos, interviews, newsletter… Les derniers albums d'Alain Souchon, de Bénabar, de Lily Allen, de Christophe Willem intègrent cette technologie. L'idée est de proposer à la fois des contenus inédits, qui incitent à l'achat du disque, mais aussi une certaine proximité, un peu plus développée ces derniers temps.
Ainsi, Keziah Jones donne des cours de guitare sur l'espace OpenDisc de son album Nigerian Wood. Sur l'album de sa dernière tournée (Un tour sur moi-même), Jean-Louis Aubert donne accès à une centaine de concerts : il suffit de cliquer, dans Google Maps, sur une des villes où il a joué. Avec l'album Où s'en vont les avions ?, de Julien Clerc, les abonnés OpenDisc auront la priorité pour réserver une place dans les deux premiers rangs de chaque salle de la tournée. Le problème étant de faire vivre ces espaces au-delà de la sortie du disque, ce qui n'est pas toujours le cas.
















