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Le chinois plutôt que le chômage

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Planète IT

En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.

Après les touristes des JO de 2008, Pékin accueille en 2009 des visiteurs d'un genre nouveau avec la crise : des chômeurs !

Hai, 26 ans, est un programmeur anglais d'origine singapourienne qui a toujours vécu près de Londres. Il y a quelques mois, il est gentiment remercié après avoir travaillé sans relâche pour son employeur britannique spécialisé dans la finance.

Des dizaines de CV et quelques entretiens plus tard, le jeune ingénieur a pris sa décision, il prend l'avion, direction Pékin, pour apprendre le chinois.

« Le processus de recrutement m'a exaspéré. Trois voire quatre entretiens minimum pour un poste mal rémunéré qui est finalement mis en stand-by, j'ai estimé que ça ne servait à rien. Apprendre le chinois pendant trois mois, par contre, ça c'est rentable. C'est un plus indéniable car les échanges avec la Chine sont de plus en plus importants. »

Dans sa classe de l'université des langues de Pékin, Hai étudie assidûment 5 heures par jour, avec des devoirs en plus à la maison. Au milieu de jeunes Coréens et Japonais de 20 ans, Hai a croisé d'autres ingénieurs occidentaux dans son cas.

« Il y a plusieurs informaticiens américains et australiens sur le campus qui ont fait le même choix. Je n'ai pas encore croisé de Français, mais vous êtes souvent plus statiques que les Anglo-Saxons », précise en souriant Hai, qui a bénéficié d'un échange universitaire d'un an à Télécom ParisTech.

Pour Robin, informaticien de 31 ans originaire de Sydney, la langue chinoise est également un atout important. « Chez nous, les secteurs orientés vers l'export en Chine sont ceux qui vont le moins mal en ce moment. Plusieurs postes me sont passés sous le nez car je ne parlais pas chinois, du coup j'ai décidé de venir l'étudier ici. »

Si la crise continue en Europe et que l'embellie chinoise prévue pour cet été par la Banque mondiale se confirme, je vais bien finir par croiser un « ingénieur-chômeur » français à Pékin !

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