L'empreinte carbone d'un spam est de 0,3 gramme de CO2
Selon McAfee, l'énergie consommée par le traitement de l'ensemble des spams équivaut à celle produite par quatre grandes centrales au charbon récentes.
01net.
le 17/04/2009 à 15h00
L'éditeur de solutions de sécurité McAfee vient de publier une étude sur l'impact écologique du spam, réalisée en partenariat avec les consultants spécialisés en énergie d'ICF International. Conclusion : l'empreinte carbone d'un spam est d'environ 0,3 gramme de CO2. En effet, selon l'étude, la totalité du pourriel dans le monde consomme chaque année 33 milliards de kWh, ce qui correspond approximativement à l'énergie produite par quatre grandes centrales au charbon récentes. Ou encore à 17 millions de tonnes de CO2, soit 0,2 % des émissions mondiales de CO2.
Pour calculer cette empreinte carbone, les auteurs de l'étude ont analysé les différentes sources d'émission liées à la création, l'envoi, la réception, le stockage et la consultation du spam. Selon eux, les étapes les plus énergivores sont celles du filtrage (16 %), du traitement des faux positifs (27 %) et de la consultation/suppression (52 %). Cette énergie est consommée par les différentes briques matérielles qui interviennent dans la chaîne du spam : réseaux, passerelles, serveurs, périphériques, etc.
Les pays où l'empreinte carbone du spam est la plus importante sont, logiquement, ceux où le nombre d'internautes est le plus élevé : Etats-unis (3,8 tonnes de CO2 par an), Chine (2,8 tonnes), Inde (1,3 tonne), Royaume-uni (0,5 tonne), Allemagne (0,5 tonne).