Emploi Start-up Evénements 01 Avis d'expert Vidéos Indicateurs Distribution Telecharger Pro Livres blancs

Twitter, le nouveau repaire des cybersquatteurs

Pour faire face à l'usurpation d'identité, une solution : être le premier à créer un fil ou négocier. CNN a dû, pour récupérer le fil CNNbrk déposé par un tiers, embaucher ce tiers.
laisser un avis
envoyer
par mail
imprimer
l'article
partager sur Viadeo
partager sur Facebook
partager sur LinkedIn
partager sur Scoopeo
partager sur Technorati
partager sur Digg
partager sur Delicious
partager sur Google
partager sur Myspace
partager sur Yahoo!

Pas un jour ne passe sans que les experts du marketing ne trouvent un nouvel avantage à Twitter, le site qui a inventé le microblogging. Cette nouvelle coqueluche du Web permet de fidéliser des clients potentiels, de diffuser des informations produits, de trouver un emploi, de rénover la communication interne dans l'entreprise, etc.

CNN rachète le fil CNNbrk en catimini

Seulement voilà, les inconvénients commencent également à se développer. Et le plus grave d'entre eux est actuellement le cybersquatting, c'est à dire l'usurpation d'identité. Les cas sont de plus en plus nombreux. Aux États-Unis, le très populaire fil CNNbrk (presque un millions de followers, les abonnés), qui répercute les infos de CNN, n'appartenait pas, en réalité, à la chaîne de télévision, mais était géré par un certain James Cox. Le vrai fil Twitter de CNN n'affiche lui « que » 64000 followers.

Le groupe de médias a donc décidé de récupérer le fil en question. Le rachat pur et simple d'un fil Twitter étant interdit par les régles d'utilisation du site de microblogging, le groupe a négocié secrètement un accord avec le détenteur du fil, sans doute pour récupérer intacte sa très forte audience (962 879 abonnés à l'heure où nous écrivons). A priori, la CNN aurait embauché le fameux James Cox en tant que consultant, et récupéré ainsi en échange du salaire, le contrôle du fil. C'est la première fois qu'une telle négociation se joue, ou du moins qu'elle est portée sur le devant de la scène médiatique. Seraient-ce les prémices d'un second marché des fils Twitter, à l'image du second marché des noms de domaines ?

En France, l'usurpation sur Twitter se développe aussi. Les personnalités politiques sont souvent la cible des cybersquatteurs, comme ce fut le cas récemment de Martine Aubry et du dalaï-lama. Mais les entreprises aussi sont menacées. Ainsi, un fil Twitter baptisé Voyages-SNCF n'envoyait qu'un seul message : « Site temporairement indisponible ». Pas très flatteur pour l'agence de voyage...

Comment faut-il réagir ? D'un point de vue juridique, les choses sont relativement claires. Il est interdit d'utiliser un nom ou une marque de manière illégitime, que ce soit dans Twitter, pour un blog ou pour un nom de domaine. Yoplait, par exemple, ne pourrait pas créer un fil Danone pour diffuser des informations sur ses yaourts. En revanche, les critiques de Danone auraient le droit de créer un fil « JedetesteDanone » pour diffuser leur avis sur les produits, car ils seraient dans le cadre de la liberté d'expression.

Twitter n'a pas les moyens de faire respecter ses règles

Pour autant, dans le cas d'une usurpation, les entreprises ne décident pas toujours d'aller au clash juridique. « Pour des raisons stratégiques ou économiques, une société peut préférer la négociation, notamment lorsque le cybersquatteur propose un prix inférieur au coût de procédure judiciaire. C'est un peu malheureux, car tant que les entreprises paieront, il y aura du cybersquatting », estime Eric Barbry, directeur du pôle Communications électroniques et droit  chez Bensoussan Avocats.

Ceux qui ne veulent ni porter plainte, ni négocier, pourront toujours se tourner vers le site Twitter. Mais le succès peut être mitigé. « Vu sa taille, la société n'a pas, actuellement, les moyens de faire respecter ses propres règles, explique Benjamin Anseaume, chargé de mission à la CRCI de Haute-Normandie. En cas d'usurpation, Twitter peut couper le fil, mais il le fera alors définitivement, par facilité. Il ne sera donc plus possible à l'entreprise de récupérer le nom usurpé ».

Selon le chargé de mission, la meilleure stratégie consiste donc à être le premier dans la place et à réserver son nom dès que possible. A vos claviers !

débat
3 avis d'internautes
Twitter, le nouveau repaire des cybersquatteurs
Mouai
par YKCCC
le 16/04/2009 21:03:14
Twitter est en US
par zodifhze
le 17/04/2009 09:28:27
récupérer le fil
par cadotlionel
le 20/04/2009 05:13:15
publicité
débat
3 réactions
 
récupérer le fil
posté le 20/04/09 à 05:13 par cadotlionel
Twitter est en US
posté le 17/04/09 à 09:28 par zodifhze
Mouai
posté le 16/04/09 à 21:03 par YKCCC
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Twitter va vérifier l'identité de ses utilisateurs
Les réseaux sociaux s'invitent dans la messagerie
Lettre ouverte à la Commission européenne pour la défense des standards ouverts
SAP et Microsoft s’allient dans le pilotage de la performance
Acrobat.com s’ouvre aux mobiles
Exo et Bonitasoft main dans la main dans la gestion documentaire
Microsoft Office 2010 fait la part belle à la collaboration
EMC : « La gestion de contenu s’oriente vers la gestion de cas »
CA et BMC Software se rallient à l'écosystème Force.com
Les entreprises négligent l’expérience client sur Internet
Dreamforce'09 : l'actualité en temps réel
En retard sur le cloud, Microsoft veut lancer une offre inédite
Un nuage de 1 Po pour la Business Intelligence d'IBM
Google veut accélérer le Web avec un super HTTP
Logiciels : les ténors français montrent la voie
Découvrez le futur Netvibes en avant-première
Forrester chiffre la mutation du marché des PGI
Interdit d'iPhone, Flash se jette dans les bras du BlackBerry
InfiniDB, une nouvelle base de données en colonnes open source
01Informatique
01 INFORMATIQUE
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
MICRO HEBDO
L'hebdo qui vous simplifie la micro
et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'ORDINATEUR INDIVIDUEL
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.
Tous droits réservés © 1999 - 2009 Internext - 01net.