01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment
Agenda
Applications web et logiciels
Développement
FAI-Télécoms
Marché
Matériel
Sécurité
SSII
Système d'exploitation

Avec Sun, Oracle se dote d'une offre matérielle et logicielle complète

Le rachat du constructeur de serveurs par la firme de Larry Ellison redessine le paysage de la high-tech d'entreprise. Cette fusion entre deux groupes complémentaires soulève toutefois des questions sur l'avenir de MySQL.

laisser un avis
Les rumeurs d'un rachat de Sun étaient très persistantes depuis quelque temps. Les concurrents directs comme IBM ou HP faisaient partie des principaux prétendants. C'est finalement Oracle qui s'est offert la firme emmenée par Jonathan Schwartz. Avec ce rachat, une page d'histoire se tourne. La crise aura donc eu raison de l'indépendance de Sun, quatrième ou cinquième protagoniste, selon les classements, du marché mondial des serveurs. Résumons-le ainsi : l'un avait besoin de l'autre et vice-versa. 
Après plusieurs énormes rachats dans le domaine du logiciel, comme celui de l'ERP PeopleSoft pour 10,3 milliards de dollars, en 2003 ; de l'éditeur de CRM Siebel, en 2005, pour 6 milliards de dollars ; d'Hyperion dans le décisionnel, en 2007, pour 3,3 milliards de dollars ; enfin, de BEA (serveur d'application Java) pour 8,5 milliards de dollars, en 2008, l'éditeur éponyme de la base de données Oracle n'avaient pas vraiment d'autres choix pour se diversifier que d'investir le secteur du matériel. 
Sun, de son côté, en difficulté sur son marché historique des serveurs, avait besoin du logiciel ; le constructeur essayait depuis l'arrivée de Jonathan Schwartz de se positionner davantage sur ce secteur et sur celui des services, notamment avec le rachat de MySQL, en 2008. La crise a semble-t-il précipité la recherche d'un repreneur, mettant ainsi un terme à cette stratégie. Dans un tel scénario, Oracle était sans doute le meilleur des repreneurs possibles pour Sun, les deux groupes étant relativement complémentaires en termes de solutions. Et ce d'autant plus pour l'ensemble de la ligne de serveurs et de matériel de stockage du californien, Oracle n'ayant jamais mis un pied dans ce secteur.
Un rachat par IBM ou HP aurait conduit inévitablement à de douloureux arbitrages, bon nombre de lignes de produits serveurs (x86, Risc/Unix, etc.) étant frontalement concurrentes. A contrario, le rachat de Sun par Oracle fait de ce dernier un sérieux concurrent pour ces deux poids lourds, tant sur le secteur du logiciel que du matériel, et du service dans une moindre mesure.

Un rachat motivé par l'acquisition de Solaris et de Java

agrandir la photo
Côté logiciel, Larry Ellison motive le rachat de Sun essentiellement pour le langage Java et pour le système d'exploitation Solaris, qui motorise la majorité des bases Oracle installées dans le monde. Les équipes vont donc chercher à optimiser le fonctionnement entre les deux groupes et jouer à fond la carte de la complémentarité logicielle et matérielle apportée par la fusion : « Oracle a l'intention de construire et de livrer des systèmes intégrés – de l'application jusqu'aux disques – où chacune des pièces s'emboîtera si bien que nos clients n'auront pas à le faire eux-mêmes », écrit le président d'Oracle, Charles Phillips, dans une lettre aux clients de l'éditeur.
Mais tout n'est pas rose dans cette acquisition, où la question de l'avenir de la base de données MySQL se pose en filigrane. Même si celle-ci est plutôt orientée Web, elle reste toute de même une concurrente de la base historique d'Oracle, qui, il est vrai, est plutôt taillée pour les applications critiques d'entreprise. Bizarrement, cette question semble taboue, elle n'a pas du tout été évoquée lors de la conférence téléphonique donnée par les deux groupes cet après-midi.
Autre sujet d'interrogation, le serveur d'application Java Glassfish de Sun, qui vient faire un peu trop d'ombre à celui de BEA, regroupé au sein de l'offre Oracle Fusion MiddleWare. Croisons les doigts pour que ce rachat n'aboutisse pas une fois de plus à des suppressions de postes ! Sun enchaînant les plans de licenciements depuis trois ans. Enfin, la stratégie et l'esprit open source de la firme de Santa Clara vont-ils perdurer au sein d'un mastodonte comme Oracle, plutôt considéré comme un ambassadeur du logiciel propriétaire ? A suivre…
envoyer
par mail
imprimer
l'article
3 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «Avec Sun, Oracle se dote d'une offre matérielle et logicielle complète»

 

OpenOffice.org

de axel55 , posté le 21 avril 2009 à 13h37
Ce rachat risque de causer du tord au logiciel de suite bureautique OpenOffice.org, qui possédait jusqu'à maintenant un appui considérable de la part de SUN.
alerter le modérateur

 

On peut se poser des questions en effet

de Thibaud59000 , posté le 24 avril 2009 à 09h55
Oracle ne se positionne pas vraiment sur le poste de l'utilisateur final, mais plus sur une offre complète serveur. Cette suite bureautique est donc moins cohérente stratégiquement... On peut légitimement se demander ce qu'Oracle va faire de ce projet qui est quand même un "monstre" au niveau ressources mobilisées (même si Sun a réduit la voilure dernièrement)

Toutefois je ne doute pas qu'Oracle saura exploiter OpenOffice : peut être vont-ils renforcer l'aspect collaboratif et proposer une plateforme de GED basé sur OpenOffice et la base Oracle (ou MySQL)
alerter le modérateur

 

fin de liberté

de otodidakt , posté le 25 avril 2009 à 18h14
Larry Ellison et sa philantropie légendaire : du souci en perspective pour la communauté open source, bientôt enfermée derrière des barreaux de dollars.
alerter le modérateur

   
 
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Oracle voulait racheter RIM ou Palm
Oracle met la main sur Taleo pour 1,9 milliard de dollars
Bouygues Telecom s'offre Darty Telecom pour 40 millions d'euros
Facebook poursuit ses acquisitions en rachetant Tagtile
Les ventes de serveurs se tassent
L’Union européenne autorise Google à racheter Motorola Mobility
Sopra passe à l’offensive sur le marché britannique
Dassault Systèmes s’offre Netvibes
L'ex-patron de CA lance la très attendue division logicielle de Dell
Les ventes de serveurs Oracle s’écroulent
Les ventes de serveurs s'écroulent en Europe
HP va doper ses serveurs Itanium avec... des Xeon
Oracle dénonce des dessous de table entre HP et Intel
Capgemini renforce ses activités de BPO finance
Les serveurs Itanium continueront au moins jusqu'en 2021
Oracle met la main sur RightNow pour 1,5 Md$
Oracle rachète Endeca, éditeur de moteur de recherche
Appliances analytiques : IBM réplique à Oracle
Le groupe Talan absorbe Asset Technology
Le père d’Unix et du langage C a disparu