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Présenté par VMware comme le premier Cloud OS de l'histoire, vSphere 4 vient de faire son entrée officielle au catalogue de l'éditeur de Palo Alto, en lieu et place de son offre VMWare Infrastructure, dédiée à la consolidation de serveurs.
Pour l'éditeur spécialisé dans la virtualisation, l'ambition – à terme – de cette nouvelle plate-forme est de pouvoir migrer facilement des applications virtualisées situées sur des serveurs internes de l'entreprise vers un nuage externe disponible à la demande, au gré des évolutions de charge de ces applications. Même si pour l'instant cette possibilité n'est pas encore d'actualité.
Fort heureusement, l'offre présentée ce 21 avril 2009 ne se contente pas que de promesses et apporte de grosses nouveautés, avec à la clé un gain considérable dans la gestion opérationnelle du data center virtualisé par VMware. On distinguera principalement :
- Un nouvel hyperviseur ESX 4 : brique de base de cet ensemble, le nouvel hyperviseur ESX 4, est plus puissant et davantage optimisé. Il permet, selon l'éditeur, d'augmenter de 30 % les taux de consolidation par rapport à la version 3. Ce nouvel ESX peut désormais gérer une bande passante réseau de 40 Gbit/s contre 9 Gbit/s avec la version 3.5 et quatre cartes réseau (NIC) contre dix précédemment.
« J'ai été bluffé par la rapidité d'exécution des échanges iSCSI, qui a quasiment été multipliée par deux. Au début, je n'y croyais pas et j'avais l'impression que quelque chose ne fonctionnait pas entre ma baie de stockage et mon serveur », témoigne Olivier Parcollet administrateur système au sein de Transdev Setao, qui est bêta-testeur de la solution depuis un an environ.
Du côté des machines virtuelles, elles pourront gérer chacune 256 Go de mémoire contre 64 précédemment et jusqu'à huit processeurs logiques contre quatre précédemment. « Concrètement, les applications qui nécessitaient huit processeurs pour fonctionner ne pouvaient pas être virtualisées. Maintenant elles peuvent l'être. Avec VSphere 4, les applications non candidates à la virtualisation sont de moins en moins nombreuses », argumente Lionel Cavalliere, directeur marketing produit EMEA de l'éditeur.
- Gestion du Thin Provisioning : côté stockage, une des grosses nouveautés concerne la gestion progressive des espaces de stockage des disques virtuels. Jusqu'à maintenant, la solution de VMware ne permettait pas d'augmenter la taille d'un disque virtuel au fur et à mesure de son remplissage. Il fallait définir une taille de disque fixe qui pouvait parfois être surestimée.
Désormais un mécanisme de Thin Provisioning permet de présenter aux serveurs une volumétrie supérieure à ce qu'ils ont réellement (1 To au lieu de 100 Go par exemple) et d'allouer les ressources physiques au fur et à mesure de la montée en charge afin d'optimiser les volumes de stockage exploités.
- Optimisation de la consommation électrique : vSphere intègre une nouvelle fonction, baptisée Distributed Power Management, qui permettra de minimiser la consommation électrique du data center. Aux heures où la charge d'activité est faible sur un groupe de serveurs, cette fonction permettra de regrouper les machines virtuelles sur un nombre de serveurs physiques moins important et d'éteindre ou de mettre en veille les machines physiques ainsi libérées. Celles-ci seront ensuite redémarrées automatiquement en cas de pic d'activité.
Toujours concernant la consommation, le nouvel ESX 4 permet d'augmenter et de diminuer la fréquence des processeurs Intel et AMD au gré des évolutions de la charge CPU.
- Une meilleure prise en compte de la couche logique réseau : jusqu'à maintenant, sur chaque serveur ESX il fallait créer un Virtual Switch, ou commutateur virtuel, dont le rôle est de faire l'interface entre les machines virtuelles hébergées sur l'hyperviseur et les cartes d'entrée/sortie réseau du serveur physique. La configuration de ce switch dépendait de chaque ESX. Désormais avec la technologie vNetwork Distributed Switch, les serveurs ESX d'un même groupe partageront le même switch virtuel, qui pourra être fourni par un fournisseurs tiers.
Cisco propose ainsi le switch virtuel Nexus 1000V, un composant purement logiciel, assimilable à un switch sous IOS qui pourra être vu par les outils d'administration de l'équipementier. Les serveurs ESX, souvent considérés comme des boîtes noires du point de vue du réseau, redeviennent ainsi visibles pour les administrateurs réseau ainsi que chacune de leur machines virtuelles.
- Une ouverture vers les éditeurs de sécurité : l'API VMware Safe permettra aux éditeurs de sécurité d'avoir accès à toutes les transactions de l'hyperviseur. Ils pourront ainsi y connecter un moteur de filtrage qui analysera et sécurisera chacune d'entre elles.
- La livraison d'un outil baptisé Fault Tolerance pour les applications hautement critiques. Celui-ci permet la duplication en temps réel de toutes les opérations d'une application virtualisée vers une machine virtuelle de secours située sur un autre serveur physique. En cas de problème matériel sur la première, un basculement automatique quasi instantané peut être opéré de l'une vers l'autre (environ une seconde selon l'éditeur).
- La sortie d'un outil de sauvegarde des machines virtuelles maison avec VMware Data Recovery appelé précédemment VCB (VMware Consolidated Backup).
La suite VMware VSphere 4 est proposée sous la forme de différents packs et formules. Il faut compter 156 dollars par processeur pour les PME (prix de départ).
















