L'américain Freescale veut fermer son site de Toulouse
Le fabricant de composants électroniques veut fermer d'ici la fin 2011 son usine française de Toulouse. Les syndicats évoquent 800 suppressions de postes.
01net
le 23/04/2009 à 15h44
Mauvaise nouvelle pour l'industrie informatique française. Après IBM, Infineon, Hewlett-Packard, Texas Instruments, c'est au tour du groupe américain de semi-conducteurs Freescale d'annoncer son intention de fermer deux de ses usines dans le monde, dont son site français de Toulouse, qui emploie près de 1 900 personnes. Les syndicats évoquent la suppressions de 800 postes.
A l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le groupe explique avoir engagé une procédure de consultation du comité d'entreprise de son site toulousain. L'autre site destiné à être fermé est celui de Sendai, au Japon. « Ces décisions devraient être mises en œuvre d'ici la fin 2011 », précise Freescale dans un communiqué. La société américaine, une ex-filiale de l'équipementier télécom Motorola, continue de perdre de l'argent à l'opérationnel. Mais elle est revenue « dans le vert » au premier trimestre, à hauteur de 1,75 milliard de dollars, à la suite de gains exceptionnels enregistrés à l'occasion de la restructuration de sa dette financière.
Freescale évalue à 200 millions de dollars (154 millions d'euros) les coûts de ce plan de maintien de la compétitivité. Le groupe en attend des économies annuelles évaluées autour de 100 millions de dollars. D'autres mesures de restructuration sont également engagées, comme la sortie du marché des composants pour téléphones portables et une réorganisation de la recherche-développement.