Les réseaux sociaux augmentent la productivité et... le nombre de chômeurs
L'utilisation des réseaux sociaux au bureau rendrait les salariés plus productifs. A l'inverse, ils peuvent aussi se retourner contre eux.
Plan? IT
En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Dernièrement, j'ai reçu de nombreuses requêtes pour agrandir mon cercle d'amis sur Facebook : pas de la part d'anciennes connaissances perdues de vue depuis des années, mais majoritairement de la part de collègues de travail. Pour le moment, j'ai accepté toutes les invitations, car elles émanaient des collègues que j'apprécie le plus. Je redoute surtout d'avoir à décliner une requête d'un collègue avec qui je préfère m'en tenir à des relations strictement professionnelles... Quant à mon supérieur hiérarchique, même si je m'entends très bien avec lui, je n'ai pas spécialement envie qu'il sache ce que je fais en dehors de mes heures de travail.
Personnellement, j'ai décidé de réserver l'utilisation de Facebook pour mes loisirs, mais il semble qu'utiliser ce réseau social pendant ses heures de travail soit devenu monnaie courante et augmenterait même la productivité ! Une récente étude, menée par l'université de Melbourne en Australie, affirme que les personnes consultant des sites Web comme Facebook ou YouTube sur le lieu de travail sont 9 % plus productives que leurs collègues qui ne le font pas, tant que cette récréation reste dans les limites du raisonnable. Sur les 300 personnes interrogées, 70 % ont reconnu surfer sur les réseaux sociaux au travail. Un moyen d'accorder une pause salutaire à leur cerveau surchauffé pour mieux s'atteler à leurs tâches par la suite.
Dans la Silicon Valley, berceau de nombreux de ces réseaux sociaux, interdire aux employés des entreprises high tech de se servir de Facebook, Twitter et YouTube au bureau paraît inconcevable, en particulier pour les plus jeunes recrues, la fameuse génération Y. Mais ces utilisateurs avides de réseaux doivent à tout prix se garder de publier des informations compromettantes sur leur travail. Pas de remarques désobligeantes sur leur chef, ni sur leur entreprise, sans oublier leurs collègues trop bien attentionnés, susceptibles de faire circuler ces informations.
Une future employée de Cisco en a fait les frais récemment : après avoir passé avec succès son entretien d'embauche, elle a fait part sur Twitter de ses doutes quant à son futur emploi. « Maintenant, je dois peser le pour et le contre entre un gros salaire et les trajets quotidiens et un boulot que je déteste déjà. » Son message est arrivé jusqu'aux recruteurs de Cisco qui ont immédiatement annulé leur offre. Espérons pour elle que son réseau Facebook ou Twitter lui ouvrira de nouvelles portes...

Avis sur «Les réseaux sociaux augmentent la productivité et... le nombre de chômeurs»
Manager, un art ou une science ?
de
Violaine de Kalligo
, posté le 01 juin 2011 à 01h23
Intriguée par votre article, j'ai recherché l'étude que vous mentionnez et je l'ai effectivement trouvée sur le lien ci-dessous (en anglais):
http://www.wired.com/techbiz/media/news/2009/04/reuters_us_work_internet_tech(...)
Les résultats sont si contre-intuitifs que je crains que les salariés surfant pendant leurs heures de travail auront bien du mal à justifier que c'est pour augmenter leur productivité. Tous les managers sont loin d'avoir une mentalité telle que celles des dirigeants de Google!
Par ailleurs, la loi française est formelle, surfer/blogger pendant ses heures de travail est illégal, lire ci-dessous :
http://www.kalligo.com/rh/636-reseaux-sociaux-blogs-salarie-peut-il-tout-ecri(...)
Et le jour où son patron surprend son son assistante en train de blogger, cette dernière n’a plus qu’à aller pointer au chômage... À moins d'avoir affaire à un manager qui gère son business en se basant sur le résultat des dernières études scientifiques...
http://www.wired.com/techbiz/media/news/2009/04/reuters_us_work_internet_tech(...)
Les résultats sont si contre-intuitifs que je crains que les salariés surfant pendant leurs heures de travail auront bien du mal à justifier que c'est pour augmenter leur productivité. Tous les managers sont loin d'avoir une mentalité telle que celles des dirigeants de Google!
Par ailleurs, la loi française est formelle, surfer/blogger pendant ses heures de travail est illégal, lire ci-dessous :
http://www.kalligo.com/rh/636-reseaux-sociaux-blogs-salarie-peut-il-tout-ecri(...)
Et le jour où son patron surprend son son assistante en train de blogger, cette dernière n’a plus qu’à aller pointer au chômage... À moins d'avoir affaire à un manager qui gère son business en se basant sur le résultat des dernières études scientifiques...
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