











Dès la parution de notre article, le 6 mai, certains lecteurs (voir forum) signalaient qu'il n'y avait pas d'articles disponibles, ou très peu, pour l'opération de déstockage de Brandalley, intitulée « Payez ce que vous voulez » (avec un prix minimum de 1 euro). Et certains internautes de crier très vite à l'annonce « bidon ».
Contacté par 01net., Sven Lung, président et fondateur de Brandalley, nous indique pourtant qu'il y a « bien eu 10 000 articles proposés à 1 euro. Mais vu le buzz sur les blogs et les sites, beaucoup de gens ont très vite mis des articles en panier. Nous avons été dépassés par notre succès. La quasi totalité des articles - 8500 - a été écoulée dès le premier jour ». Selon lui, dès le milieu de la matinée du 6 mai, la plupart des articles des grandes marques étaient épuisés. Ne restaient que certains produits (t-shirts) pour lesquels Brandalley avait de la « profondeur [de stock, NDLR] ».
Avec 35 000 visiteurs à la minute à 8 heures du matin, le site a atteint ses limites de bande passante au niveau des serveurs. Pour les dépasser dès les sujets diffusés par les journaux télévisés de 13 heures... « Nous avons enregistré 350 000 visiteurs le premier jour », nous précise Sven Lung. Au final, 85 % des internautes ont payé en moyenne 1,37 euro chaque article. Un communiqué indique que « 15% des internautes ont payé le prix juste ou légèrement en-dessous ».
Sven Lung se dit « très heureux » de l'opération. Elle se solde par une perte de 70 000 euros (valeur du stock), mais est compensée par l'acquisition de 5 000 nouveaux clients payants (dont le coût tourne autour de 20 euros en temps ordinaire) et 25 000 nouveaux contacts (environ 1 euro par contact).
Brandalley - qui a utilisé les soldes flottantes pour cette opération - ne réitérera pas l'opération sous cette forme dans l'immédiat. Mais l'idée pourrait être reproduite « pour lancer de nouveaux produits, de nouveaux concepts... ». Et invite les autres cybermarchands à tenter l'expérience.
Première parution le 6 mai 2009
Brandalley lance une opération « payez ce que vous voulez »
Le cybermarchand propose jusqu'au 10 mai des vêtements, des chaussures, des sacs à main au prix minimum d'un euro. Au risque d'essuyer des pertes.
Le site Internet de mode Brandalley vend à partir de ce mercredi 6 mai près de 10 000 articles au prix de base d'un euro, laissant aux clients le choix de payer plus si bon leur semble, dans une opération présentée comme une « formule anticrise ».
Le cybervendeur, qui dit figurer dans le top 15 des sites Internet marchands en France, proposera des vêtements, chaussures, sacs à main et autres accessoires à un euro du 6 au 10 mai. Chaque utilisateur pourra acheter jusqu'à deux articles.
« C'est un vrai test en grandeur nature pour essayer de comprendre l'éthique commerciale du consommateur, a déclaré à Reuters Sven Lung, P-DG de Brandalley, entreprise au chiffre d'affaires annuel de 50 millions d'euros. C'est une vente pour redonner du pouvoir d'achat au consommateur en temps de crise, faire une campagne de communication, faire venir du trafic sur le site et faire une opération d'“e-buzzing” qui est capitale pour nous », a-t-il dit.
L'idée du « payez ce que vous voulez » est dans l'air du temps. Plusieurs restaurants à Londres, Sydney et dans d'autres villes ont lancé ces derniers mois des initiatives semblables, proposant aux clients de payer ce qui leur semblait juste. L'objectif pour ces restaurants était d'attirer des clients qui reviendraient une fois les prix fixes rétablis. Pour Brandalley, l'espoir est de faire connaitre le site à des internautes susceptibles d'acheter aussi des articles à des prix plus élevés qu'un euro.
Sven Lung dit s'attendre à 500 000 visiteurs sur le site pour la première journée de l'opération. Il concède que l'achat par Internet est plus impersonnel qu'un repas au restaurant, et que derrière l'anonymat de la Toile, les clients auront peut-être moins de scrupules à payer le prix minimum - auquel cas, la perte pour Brandalley pourrait s'élever à 90 000 euros.
« C'est le risque. Je ne veux pas me faire d'illusion, c'est vrai que devant son écran, on reste anonyme et les gens vont essayer de faire une bonne affaire. En même temps, on veut y croire ».
















