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Jusqu'où ira le cloud computing ? Impossible à dire tant les perspectives offertes par cette architecture semblent chaque jour de plus en plus prometteuses. Récemment, deux chercheurs, Gon Chun et Petros Maniatis, de l'Intel Research Berkeley, un laboratoire de recherche conjoint au fabricant de semi-conducteurs et à la célèbre université de Berkeley, ont mis au point un service de cloud computing pour les mobiles et les smartphones.
Baptisé CloneCloud, celui-ci se propose, par l'intermédiaire de la connexion Internet du téléphone, de prendre à son compte en temps réel les calculs trop lourds et trop complexes pour le processeur d'un smartphone. Il permet ainsi de délester l'appareil de la tâche dont le temps de traitement serait rédhibitoire pour n'importe quel utilisateur. A titre d'exemple, Gon Chun a développé une application de reconnaissance faciale à partir d'une photo prise par un mobile. Selon le chercheur, le résultat de cet algorithme prend environ une centaine de secondes sur un mobile standard alors qu'il est rendu en une seconde grâce au service CloneCloud.
Dans le détail, le nuage met à disposition une véritable copie conforme de l'environnement d'exécution du smartphone, autrement dit un clone, (d'où le nom du service) ou encore une machine virtuelle. Lorsque le téléphone a besoin d'opérer une tâche sollicitant une grosse puissance de calcul, il utilise sa connexion – 3G, Wi-Fi, Edge ou autre – pour transmettre le travail au service CloneCloud, qui renvoie ensuite le résultat au téléphone.
Pour l'instant, ce service ne fonctionne que pour le système d'exploitation Androïd de Google. Il devrait être présenté lors de la conférence Hotos XII se déroulant en ce moment en Suisse à Monte Verità. Il n'est pas sans rappeler la technologie de virtualisation du poste client de type VDI (Virtual Desktop Infrastructure), dans laquelle l'ensemble du poste client s'exécute sur une machine virtuelle au sein du datacenter.
Ce genre de service, s'il arrive rapidement à maturité, ouvre de considérables perspectives : le principal intérêt réside dans le fait d'utiliser sur les smartphones, ou les netbooks (puisqu'Androïd motorise aussi les netbooks), des applications qui n'auraient pas pu être proposées sur un terminal mobile, car trop gourmandes en ressource de calcul.
Mais il offre d'autres avantages comme une consommation moindre de la batterie, d'où une meilleure autonomie du téléphone, ou encore une utilisation plus confortable de celui-ci grâce à une meilleure rapidité d'exécution. Mais il a tout de même un préalable non négligeable : une connexion permanente.
















