![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Heu-reux, les dirigeants des entreprises indiennes de hautes technologies. L'annonce, il y a huit jours, des résultats des élections générales, qui ont donné une majorité stable au Parti du congrès (déjà au pouvoir depuis cinq ans, mais avec une liberté d'action limitée par une coalition de gouvernement précaire), leur ouvre plein de perspectives. En un mot : ils espèrent bien que le nouveau gouvernement va investir massivement dans les technologies de l'information pour moderniser le pays.
Le Congrès, à dire vrai, ne s'étendait pas sur la question dans son programme de campagne, contrairement à son rival, le BJP. Mais il a tout de même fait deux promesses très significatives. En premier lieu, il veut connecter tous les villages indiens à un réseau Internet à haut débit dans les trois années qui viennent. Ce qui démultiplierait le marché potentiel pour les services Internet. Et, en second lieu, il veut introduire une carte d'identité unique, sécurisée, pour tous les citoyens indiens. Pour répondre à des préoccupations sécuritaires mais aussi pour améliorer le fonctionnement de l'énorme machine administrative indienne.
Tout ce qui concerne l'administration électronique fait saliver les firmes high-tech. Des systèmes sophistiqués d'identification des personnes et de suivi des paiements ont déjà été testés dans la perspective de la mesure fétiche du programme du Congrès, qui garantit l'octroi d'un certain nombre de jours de travail aux paysans les plus pauvres. Un programme de modernisation radicale de la délivrance des passeports a également été lancé.
Pour le secteur, la perspective de contrats géants, à l'échelle d'un pays de 1,17 milliard d'habitants, est d'autant plus la bienvenue que les contrats à l'étranger sont plus difficiles à obtenir, crise internationale oblige. Alors que l'exportation représente plus de 90 % de l'activité des grandes SSII indiennes, celles-ci veulent désormais se tourner vers leur marché domestique et espèrent bien que l'Etat sera un très gros client.
Reste un menu problème : les caisses dudit Etat sont vides. Mais bon, la high-tech ne va pas se laisser abattre par si peu !
















