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Les éditeurs de PGI adaptent leurs offres aux architectures de cloud. C'est le cas de l'Américain Compiere, qui commercialise son progiciel de gestion intégré (PGI) dans le nuage EC2 d'Amazon. Nexedi propose, lui, Total Information Outsourcing Live (Tiolive). Il s'agit d'une version de son progiciel ERP 5, hébergée par le moteur de cloud libre Niftyname (projet Sinnzinn), que vend l'opérateur LostOasis. Tiolive se présente telle une solution libre, tant au niveau de l'applicatif qu'à celui de l'infrastructure. Compiere a fait lui de nouvelles concessions au monde propriétaire, car le PGI, déjà très chevillé au SGBD d'Oracle, exploite l'architecture de cloud, aussi propriétaire EC2 d'Amazon.
Dans les deux cas, l'utilisateur peut escompter de cette approche technique des bénéfices concrets. Premièrement, plus de souplesse. Le cloud offre la possibilité d'allouer dynamiquement de la puissance machine et des capacités de stockage pour faire face à des pics de charge. Lors d'une montée en charge, Compiere fait appel à l'hyperviseur Xen afin d'allouer des ressources CPU et mémoire supplémentaires à la machine virtuelle hébergée par EC2. L'offre Tiolive s'en remet à l'hyperviseur KVM pour effectuer ce travail.
Deuxièmement, les PGI exploités à l'aide d'une architecture de cloud gagnent en robustesse. Pour Compiere, l'ouverture d'instances du progiciel au sein de machines virtuelles, isolées les unes des autres, s'avère plus sûre que l'approche technique mutualisée de type Saas. Cette dernière repose sur l'utilisation d'une instance et d'une base de données unique, que se partagent plusieurs sociétés utilisatrices. Seul bémol, le moteur Niftyname 1.0 exploité par Tiolive ne gère pas la redondance active entre sites. En cas de défaillance du cloud primaire, il n'est donc pas possible de déborder automatiquement vers un cloud de secours. “ Cette architecture n'est pas encore adaptée pour les bases de données relationnelles importantes ”, reconnaît Jean-Paul Smets, PDG de Nexedi.
Troisièmement, le client a la possibilité de changer d'hébergeur plus facilement, lorsque le code source de l'infrastructure de cloud est disponible. C'est l'intérêt principal de l'architecture Niftyname exploitée par Tiolive. “ Contrairement à la technologie d'Amazon, le cloud Niftyname dispose d'un code source ouvert. Les utilisateurs peuvent donc récupérer plus facilement les données et les applications, pour les transférer chez un hébergeur tiers ”, poursuit Jean-Paul Smets.
En revanche, l'architecture de cloud utilisée par Compiere exploite une image propriétaire composée par la base de données Oracle 10g, le serveur d'application JBoss et un système d'exploitation Linux. Par ce fait, héberger Compiere chez un autre prestataire qu'Amazon nécessitera un travail de portage plus conséquent des applications et des données. Toutefois, “ l'accord entre Compiere et Amazon facilite le portage du progiciel déjà installé en local, vers le cloud ”, conclut Coralie Girardet, responsable commerciale d'Audaxis, principal partenaire de Compiere en Europe.
Compiere mise sur la popularité du cloud propriétaire EC2 d'Amazon. Nexedi, qui édite Tiolive, opte, lui, pour la solution Niftyname, au code source ouvert. Ce qui facilite théoriquement un changement d'hébergeur.
PGI.
Produits : Cloud Amazon et Tiolive.
Cloud Amazon de Compiere : PGI Compiere 3.3, de Compiere, utilisable dans le cloud Elastic Computing 2 d'Amazon. Environnement fourni dans une machine virtuelle Amazon Machine Image préconfigurée avec un serveur JBoss, une base de données Oracle 10g et d'un système d'exploitation Linux.
Tiolive de Nexedi : PGI utilisable dans le cloud Niftyname vendu par LostOasis, fourni au sein d'une machine virtuelle composée du SGBD ZODB, du serveur d'applications Zope et de l'environnement Linux.
















