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Après avoir présenté son Plan de relance numérique le 6 mai dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, a donné ce matin le coup d'envoi pour une partie de ce dispositif d'aides, à savoir les appels à projets Web 2.0 et serious gaming.
L'objectif de cette initiative est de subventionner des projets innovants, menés par un ou plusieurs acteurs et ciblant les entreprises, les administrations ou le grand public. « Il s'agit de soutenir deux secteurs de pointe qui ont la capacité d'accélérer la transformation de l'économie française par un effet de diffusion », explique NKM. Les projets Web 2.0 bénéficieront de 10 millions d'euros, les projets serious gaming de 20 millions. Pour chaque domaine, des commandes publiques à hauteur de 10 millions d'euros seront publiées au cours du mois de juin, ce qui ramène donc l'enveloppe d'aides à 50 millions d'euros.
Le financement de l'appel à projets est destiné en priorité aux PME (moins de 250 personnes pour un chifrre d'affaires inférieur à 50 millions d'euros), pour qui les aides pourront aller jusqu'à 45 % des dépenses effectuées. Pour tous les autres – associations, établissements publics, grands groupes, etc. –, les taux varient entre 15 et 40 %. Le détail sur les conditions et les modalités de financement sont disponibles en ligne. « Les dotations des projets seront généralement comprises entre 100 000 et 1 million d'euros », précise NKM.
Les dossiers de candidature peuvent être déposés dès maintenant et jusqu'au 6 juillet, dernier délai. Les projets seront sélectionnés d'ici au mois de septembre, et les conventions de financement signés d'ici à la fin de 2009.
Dans l'ensemble, les acteurs du Web 2.0 et du serious gaming apprécient évidemment cette initiative. Ainsi, le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) juge cette opportunité intéressante. « L'appel à projets devra soutenir la réalisation de prototypes et de démonstrateurs, souvent décisifs dans la prise de décision des clients dans un marché encore naissant », explique Julien Villedieu, délégué général du SNJV, dans un communiqué.
En revanche, les délais imposés par le gouvernement sont assez serrés. Les candidats n'ont que cinq semaines et demie pour monter leurs dossiers de projet d'innovation. C'est moins de temps qu'aura le comité de sélection pour les examiner. « Pour les acteurs du secteur du jeu vidéo, c'est très court, explique Emmanuel Forsans, directeur de l'Agence française pour le jeu vidéo (AFJV). Il s'agira forcément de projets qui étaient déjà dans les cartons quelque part. » Même son de cloche côté Web 2.0. « Cela va privilégier des projets quasiment ficelés », estime Marc de Fouchécour, associé de la société de conseil Nextmodernity.
















