![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












A l'heure où les VMware, et autres Citrix ne jurent que par la virtualisation du poste client par des technologies VDI (Virtual Desktop Infrastructure), ou des technologies de client léger et de virtualisation d'applications, Lenovo lance un véritable pavé dans la mare avec sa solution SMC (Secured Managed Client), qui repose sur un tout autre principe.
Celle-ci se propose de retirer les disques durs de ses postes de travail comme les ThinkCentre M57p eco ou M58p, pour les déporter tout simplement vers une baie de stockage située sur le réseau (Lenovo Storage Array). Au lieu de booter sur un disque dur présent physiquement à l'intérieur de leur unité centrale, ces machines vont tout simplement démarrer en se connectant à un disque logique présent sur la baie de stockage au moyen du protocole iSCSI. Ce principe de « boot from SAN » n'est pas nouveau, mais d'ordinaire il est plutôt exploité dans le domaine des serveurs d'entreprise et pas pour mettre en oeuvre une infrastructure de poste client.
Avec ce mécanisme, la prise Ethernet du PC est utilisée pour véhiculer des commandes de lecture/écriture sur disque en mode SAN sur IP, à l'aide du protocole iSCSI, un protocole que les spécialistes du stockage connaissent bien. Par ailleurs, les Bios de ces machines ont été développés spécifiquement par Lenovo pour pouvoir démarrer depuis un disque dur distant.
Résultat, les applications s'éxécutent en local en exploitant les ressources de la machine (processeur mémoire, carte graphique), ce qui représente un gage de performance. Mais l'ensemble des images disque est regroupé en un point central, ce qui représente un gage de sécurité des données, puisque la baie est sécurisée par des mécanismes de redondance RAID. Et surtout, cette solution, qui se révèle plus chère à l'achat que des PC standards, permet aux entreprises de réduire leurs coûts de maintenance, grâce au rapatriement de bon nombre d'opérations en central grâce à un logiciel spécifique développé par Lenovo (création des images disque, provisionnement des machines, récupération en cas de crash, etc.).
Le constructeur estime que les grandes entreprises consacrent environ 85 € par mois à l'administration complète d'un PC et que l'utilisation d'une solution de ce type permet d'abaisser ce montant à seulement 50 € par machine. Du côté des points faibles, on pourrait s'attendre à ce que cette solution soit gourmande en ressources réseau, mais en réalité, selon le constructeur chinois, elle l'est moins qu'une solution de client léger qui, à cause de l'affichage déporté, est plus consommatrice de bande passante.
En revanche, « il ne faut pas que toutes les machines bootent au même moment, ce qui peut ralentir l'accès à son poste de travail. Pour contourner ce problème, on peut mettre en place un scénario de boots successifs, chaque matin avant que les salariés n'arrivent à leur bureau. Autre contrainte, il faut positionner la baie dans le même bâtiment que les postes de travail, pour des questions de temps de latence », dévoile Mark Lufkin, directeur européen périphériques et logiciels chez Lenovo. La baie de stockage est dimensionnée pour déployer jusqu'à 150 postes client avec disque dur déporté.
















