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Intalio décline le cloud computing en version publique et privée

Intalio fournit des applications BPM et CRM à la demande, selon un modèle similaire à celui de salesforce.com ou bien sous la forme d'un cloud d'entreprise privé.

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Avec le lancement d'une offre de cloud computing qui permet de délivrer des applications de CRM (Customer Relationship Management) ou de BPM (Business Process Management) à la demande ou sous la forme d'un cloud privé, Intalio élargit d'un coup ses activités.
La petite société californienne, jusque là connue pour son middleware de BPM en open source, s'attaque ainsi à salesforce.com de plein front, tout en proposant un modèle de déploiement alternatif. « Les grandes entreprises apprécient le modèle du cloud computing, mais préfèrent l'idée d'un cloud privé pour des raisons de coût, de sécurité et de flexibilité », explique Ismael Ghalimi, CEO et fondateur d'Intalio.

Un concurrent à Salesforce.com, avec option de déploiement sur site

Le nouveau logiciel de relation clients, Intalio|CRM, va de l'automatisation des forces de vente, marketing, assistance utilisateur, outils analytiques et bureautiques jusqu'aux mashup (pour la combinaison d'informations de sources variées au sein d'une page Web). Soit, selon Intalio, une richesse fonctionnelle équivalente à celle de Salesforce.com, pour 60 % du coût, avec des contraintes en moins – pas de taille maximale de documents ou de limitation au niveau des tables exploitables dans un rapport –, ainsi qu'une interface utilisateur conviviale, similaire à celle de Microsoft Dynamics CRM.
Intalio|BPM Business Edition, le second logiciel disponible selon la formule de cloud computing de l'éditeur, est un logiciel de « BMP humain », c'est-à-dire qu'il se place du point de vue de l'utilisateur et non de celui des processus informatiques. Ces deux offres logicielles sont issues d'acquisitions : celle, en novembre 2008, de l'allemand ProcessSquare, puis celle, bouclée il y a deux mois, de l'argentin CodeGlide.

Une offre managée sur site sans surcoût

L'offre Intalio Cloud est disponible selon trois formules :
- à la demande
, de 9 à 99 dollars par utilisateur et par mois selon les fonctions souhaitées ;
- sur site
, le client devant s'équiper de toute l'infrastructure matérielle, sous contrat à l'année, pour 19 à 49 dollars par utilisateur et par mois ;
- une solution gérée sur site, avec engagement sur trois ans, Intalio fournissant le matériel et le service, pour 49 à 99 dollars par utilisateur et par mois – même tarif qu'à la demande, les options les plus basiques en moins.
« La plupart des clients choisissent la troisième option, pour le moment. Tout peut être opérationnel en deux semaines », indique Ismael Ghalimi.
L'infrastructure du cloud est construite à partir de l'Intalio|Cloud Appliance, qui combine serveur en lame HP et stockage. La machine virtuelle d'un client est composée d'une base de données, d'un serveur d'applications, d'un équilibreur de charge et d'un pare-feu. Elle comporte jusqu'à 144 Go de mémoire et 2 To de stockage. L'ensemble est répliqué en temps réel sur une deuxième machine virtuelle prête à prendre le relais en cas de problème. Cette configuration de base correspond à l'offre pour PME. Elle peut être étendue dynamiquement, jusqu'à prendre toutes les ressources d'une machine.

Une grande capacité de montée en puissance

Au-delà, il faut passer à une architecture « grande entreprise ». La virtualisation via hyperviseur de type VMware est alors remplacée par une architecture SMP (multitraitement symétrique), qui exploite toujours des plates-formes matérielles standards : vSMP Foundation de ScaleMP permet de ne se servirque d'une instance de système d'exploitation (RedHat Enterprise Linux au lieu de Ubuntu Server Edition JeOS pour l'édition PME) sur plusieurs machines interconnectées via Infiniband. « Cela revient cinq fois moins cher qu'utiliser des machines SMP », indique Ismael Ghalimi.
« Nous pourrions héberger les 1,5 million d'utilisateurs de salesforce.com sur 22 baies, soit 704 serveurs en lames. C'est dire si notre architecture est capable de monter en puissance. Et cela ne coûterait que 15 millions de dollars, quand salesforce.com dit investir 25 millions de dollars par trimestre en équipement », poursuit-il.
A noter qu'il est aussi possible d'utiliser des infrastructures de cloud publiques tierces, telles qu'Amazon Web Services ou Google App Engine.
Intalio a d'autre projets pour 2009 : la société prévoit, entre autres, de lancer au troisième trimestre Intalio Exchange, un entrepôt d'applications dans la lignée de l'AppExchange de Salesforce, qui se déclinera en version publique et privée pour entreprise.
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