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Les préjugés sont tenaces. Trop compliqué, un serveur sous Linux ne pourrait pas être déployé et géré par de petites entreprises dépourvues de direction informatique. Heureusement, les mentalités changent et l'arrivée de Mandriva Enterprise Server 5 (MES 5) apparaît comme un argument supplémentaire en faveur de l'open source.
Le 23 juin 2009, l'éditeur français lancera la commercialisation de son serveur très simplifié. Avant de l'acheter, les entreprises pourront le tester durant un mois. Passé ce délai, la distribution de test ne bénéficiera plus des mises à jour.
Ce test permettra aux PME de constater la facilité de déploiement et d'utilisation de MES 5 qui succède à Corporate Server 4 (CS4) sorti en octobre 2006. Premier argument donc : la simplicité. Comme la distribution Linux grand public (Mandriva One 2009), MES 5 s'appuie sur une interface graphique très explicite.
En quelques clics de souris (pas besoin de lancer les fameuses « lignes de commande » qui font fuir plus d'un néophyte), une entreprise peut installer ses serveurs Web, sa messagerie, ses bases de données sans soucis majeurs... «Ce qui nous distingue de la concurrence, c'est la simplicité des outils intégrés, notamment au niveau de l'installation des différentes applications. En moins de dix minutes, une entreprise peut configurer un serveur d'e-mails avec antispam et antivirus intégrés. Elle peut ensuite créer des comptes utilisateurs très rapidement grâce à une interface Web », déclare Damien Chrisment, directeur Delivery & Services de Mandriva.
Deuxième atout : une offre complète et modulable. La présence de différentes « briques applicatives » permet de déployer rapidement MES 5 selon ses besoins. Cette distribution est notamment livrée avec un serveur de messagerie POP et webmail (RoundCube par défaut mais le client peut en récupérer d'autres s'il le souhaite), deux logiciels de sécurité (antivirus Clam AV et l'antispam SpamAssassin), un serveur d'impression et de fichiers (Samba, Cups, NFS), un serveur d'authentification, des services réseaux DNS/DHCP et des outils de virtualisation (Xen et KVM).
Troisième intérêt : une gestion facile des utilisateurs. Le système Mandriva Directory Server (MDS) permet en effet de gérer les utilisateurs (employés, clients, partenaires) par groupes depuis un annuaire LDAP (Lightweight Directory Access Protocol) selon les politiques mises en place par l'entreprise.
MES 5 est vendu à 299 euros avec un an de maintenance et de mises à jour (*). Avec de tels arguments, l'éditeur espère convaincre les PME et équiper les serveurs départementaux des grandes sociétés.
Mandriva évite aussi de se frotter aux poids lourds que sont Red Hat et Novell. Ces deux éditeurs proposent eux aussi des solutions destinées aux entreprises. Elles sont plus complètes mais aussi un peu moins faciles d'accès et plus chères.
* Article modifié le 25 juin 2006 : MES 5 est vendu 299 euros pour un an de maintenance et de mise à jour, et non 5. Orthographe du nom du Mr Chrisment corrigée.
















