La crise impose aux DSI une culture de la planification
01 Informatique
le 18/06/2009 à 00h00
Voilà une étude qui fait déjà grand bruit dans le landerneau des DSI. Le cabinet Gartner revoit fortement à la baisse ses estimations sur les investissements informatiques des entreprises. Il attendait une très, très faible croissance pour le premier trimestre, de l'ordre de 0,16 %, mais la chute annoncée avoisine… 5 %. Un chiffre qui alarme constructeurs et éditeurs : en plus de voir ce potentiel de revenus se réduire, ils sont aussi soumis à une baisse de leurs marges, car en même temps qu'ils investissent moins, les DSI négocient plus. Les seules à tirer leur épingle du jeu semblent être les sociétés de services. Au prix d'une gymnastique financière et salariale, elles réussissent encore à signer quelques belles affaires. Du côté des DSI français, si le chiffre de 5 % les surprend un peu, plusieurs d'entre eux s'accordent à dire que ce ralentissement est provisoire. Ils espèrent qu'une fois les résultats financiers semestriels de leurs entreprises connus, ils réussiront à décrocher quelques bribes de budgets avant la fin de l'année. “ C'est ce que j'espère, me disait récemment le DSI d'un transporteur routier et ferroviaire. En attendant, je peaufine mon budget 2010 avec quatre mois d'avance par rapport aux autres années. ” Certains sont encore plus prévoyants et s'appuient sur des logiciels de gestion de portefeuille de projets. “ Ce sont finalement de bons outils de régulation des dépenses ”, explique Sébastien Durand, de Logica (lire p. 28). Le rôle initial de ces produits – la justification du bien-fondé des projets – serait-il passé au second plan ? Pas évident. Le consultant relève un paradoxe : les entreprises qui les déploient dans le seul but de réduire leurs coûts n'arriveront à rien avant un an. Il leur faudra avant cela acquérir une culture de la planification. Ces outils ne compensent pas l'absence de gouvernance…