La réduction des voyages d'affaires affecte toute la Silicon Valley
01net.
le 26/06/2009 à 15h10
Planète IT
En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Bangalore, Paris, Singapour, Sydney, Buenos Aires... La liste des villes où mon entreprise possède un bureau est longue et, travaillant en étroite relation avec ces équipes régionales, j'espère avoir la chance de pouvoir leur rendre visite prochainement. Mais la conjoncture actuelle a éclipsé cette possibilité et les interactions se bornent aux courriels ainsi qu'aux conversations téléphoniques. Dans bon nombre d'entreprises de la Silicon Valley, les voyages d'affaires sont réduits au strict nécessaire. Une publicité affichée le long de l'autoroute 101 qui traverse la région vante même les mérites des téléconférences pour l'environnement : « Videoconferencing is green ».
Mais au-delà des entreprises du secteur high tech, la réduction des frais de voyage affecte également d'autres industries de la Silicon Valley. Ainsi l'aéroport de San José, situé au sud de la région, a vu son trafic diminuer considérablement depuis que les ingénieurs et autres chefs de projet ne se déplacent plus : plusieurs vols quotidiens qui reliaient la Silicon Valley à d'autres régions high tech comme Austin ou Boston ont été supprimés, faute de passagers. Ces vols, empruntés essentiellement par les employés des entreprises high tech avaient même été surnommés les « nerds birds » : on imagine l'ambiance geek qui devait régner dans ces vols et les précautions qu'il fallait prendre pour pouvoir utiliser son ordinateur ou travailler pendant le vol sans que ses voisins n'aient vent de projets confidentiels.
En 2007, 177 vols partaient quotidiennement de l'aéroport de San José ; ce nombre est passé à 149 au début du mois de juin 2009. Même constat pour un autre aéroport tout proche, à Oakland : 225 départs par jour en 2007, contre seulement 148 actuellement.