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En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Quand on pense aux entreprises chinoises, on imagine facilement des usines remplies d'ouvriers exploités et des patrons sans foi ni loi, œuvrant de concert avec une administration corrompue. Bien que souvent exacte, cette vision est néanmoins réductrice et les nouveaux géants industriels chinois importent rapidement des concepts occidentaux comme la responsabilité sociale des entreprises (RSE).
C'est particulièrement le cas de China Mobile, côté au Dow Jones Sustainability Index depuis septembre 2008. Ce dernier regroupe les grandes entreprises à travers le monde appliquant les stratégies les plus « acceptables » au niveau social et environnemental.
Parmi les efforts les plus remarqués de China Mobile, on retrouve son engagement à amener son réseau mobile dans les zones rurales et difficiles d'accès. « La fracture digitale, ce n'est pas seulement des différences d'infrastructures et de capacités “techniques” des utilisateurs. C'est avant tout une différence de connaissance, une connaissance créatrice de richesse », explique Wang Jianzhou, le patron du mastodonte des télécoms chinois. Et cet intellectuel, envoyé en rééducation à la campagne durant la révolution culturelle, sait de quoi il parle. A l'époque, il devait attendre près de trois heures pour passer un coup de fil dans sa ville natale...
Concrètement en 2008, China Mobile a raccordé pas moins de 16 000 villages isolés grâce à son programme rural. Il propose également des services spécifiques et à bas prix pour les agriculteurs par SMS pour connaître les cours des denrées, la météo, etc.
Autre créneau de l'opérateur, la protection de l'environnement et les économies d'énergie. Packaging « vert », recyclage des batteries, des stations et des cartes SIM, miniaturisation des puces pour économiser les ressources, relais fonctionnant au solaire ou à l'éolien... La liste des efforts est encore longue même si au final China Mobile aura tout de même émis près de huit millions de tonnes de CO2 et utilisé neuf GWh d'énergie l'année dernière.
Avec ses 457 millions d'utilisateurs, l'opérateur travaille à des échelles inimaginables vu de France et sa politique de RSE a un impact réel même si elle peut paraître marginale.
Un point noir tout de même, China Mobile ne recycle que cinq millions de téléphones alors qu'ici les consommateurs changent très régulièrement d'appareils. Pour le coup, les constructeurs sont également fautifs, en particulier Nokia, Sony Ericsson ou Motorola qui marchent très bien en Chine sans investir autant dans la RSE que l'opérateur local...
















