Dell, HP et Lenovo épinglés par Greenpeace
Selon l'association, les trois fournisseurs ne font pas assez d'efforts pour éliminer les substances toxiques de leurs produits.
L'association Greenpeace a infligé des points de pénalité à Dell, HP et Lenovo dans son dernier guide trimestriel de l'électronique verte (Guide to Greener Electronics). Du coup, ces trois poids lourds de l'informatique se retrouvent en queue de classement, respectivement en 14e, 15e et 16e position (sur 18).
En effet, les écologistes estiment que ces fournisseurs « ne tiennent pas leurs promesses de Green IT ». Contrairement à ce qu'ils avaient annoncé, ils ne vont pas éliminer d'ici à la fin de 2009 les plastiques PVC et les retardateurs de flamme bromés (RFB), deux substances particulièrement nocives pour le corps humain et son environnement physique.
Dans ce domaine, Apple est montré comme un bon élève. Toutes les lignes de produits du fabricant sont désormais sans PVC, ni RFB. C'est une sacrée évolution par rapport à 2007, où la firme à la pomme occupait encore la dernière place du classement, justement à cause de l'utilisation de ces types de produits. Pour autant, Apple n'arrive pas dans le haut du classement. Le podium est occupé, dans l'ordre, par Nokia, Samsung, Sony Ericsson, LG Electronics et Toshiba.
Un indicateur parmi d'autres
Pour les entreprises soucieuses du développement durable, le classement Greenpeace est un indicateur intéressant, car il permet d'avoir une idée sur l'engagement écologique d'un fournisseur. Mais il ne faut pas se limiter à ce classement. « Il donne une vision globale du marché. Mais c'est juste un indicateur parmi d'autres, d'autant plus que les critères de jugement ne sont pas très clairs », explique Eric Drezet, administrateur système et membre d'Ecoinfo, un groupe de travail écologiste au sein de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Pour ce groupe de travail, l'un des indicateurs les plus complets pour le monde informatique est Epeat. Il a l'avantage de fournir une analyse du cycle de vie pour chaque produit informatique. Il permet donc à un acheteur ou un décideur de se forger une opinion beaucoup plus fine sur l'impact écologique d'un fournisseur.
Dans le bon sens commun
de
otodid@kt
, posté le 06 juillet 2009 à 15h27
Le plus petit dénominateur commun étant la Terre; l'industrie informatique étant génératrice de produits hautement polluants et non recyclables, l'élimination du danger pour l'être humain est une avancée. Reste à inclure dans le cycle de vie, l'impact sur la nature depuis la conception jusqu'à la fin d'utilisation en passant par la production des produits haute technologie et de réfléchir à l'optimisation de cet impact afin de le minorer au mieux. Sans pour autant négliger performances et services apportés par ces outils, y compris dans la réduction du pillage des ressources naturelles indispensables à la vie. Le format numérique réduit la consommation de ressources fossiles (grâce à la transmission des données par le réseau), également de ressources renouvelables indispensables dans l'écosystème terrien (format papier).
Donc le rendre respectueux de l'environnement est un premier pas. Dans le bon sens commun.
Donc le rendre respectueux de l'environnement est un premier pas. Dans le bon sens commun.
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