![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Comment les cadres appréhendent-ils la crise ? C'est la question posée par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), en partenariat avec Réussir, L'Express et Le Figaro à 1 000 cadres du secteur privé, interrogés en mai 2009. L'enquête fait suite à celle réalisée en décembre 2008.
Globalement, à la mi-2009, une majorité de cadres restent confiants (62 %, contre 57 % en 2008). Un sentiment partagé par 63 % des cadres de l'informatique. Malgré cet « optimisme », des inquiétudes demeurent, avec des disparités selon les fonctions. Ainsi, si un peu plus de la moitié de l'ensemble des cadres estiment que la crise n'aura pas d'impact sur leur carrière dans l'entreprise ni sur leur motivation, c'est dans l'informatique qu'ils sont les plus inquiets pour leur carrière et leur salaire – tandis que les commerciaux craignent une dégradation de leurs conditions de travail et de leur motivation.
Concrètement, l'étude révèle que les informaticiens sont plus pessimistes sur l'impact de la crise que les autres cadres. Ainsi, 60 % d'entre eux pensent qu'elle se répercutera négativement sur la rémunération, contre 51 % toutes fonctions confondues ; 46 % d'entre eux estiment qu'elle aura un impact négatif sur leur carrière (contre 38 %) ; 40 % imaginent qu'elle ne laissera pas leur motivation intacte (contre 34 %).
Des inquiétudes légitimes selon Régis Granarolo, président du Munci. « Les licenciements et le chômage augmentent chez les informaticiens, les missions et les opportunités de mobilité professionnelle se font plus rares… Par conséquent, les évolutions de carrière sont plus bloquées (c'est l'un des multiples inconvénients de la prestation de services…) », explique-t-il. Pour lui, les SSII, en période de crise, s'attachent à maîtriser leur masse salariale, et « les salaires baissent d'environ 5 à 10 % à l'embauche et stagnent pour les salariés en poste ».
Les informaticiens sont en revanche moins soucieux sur l'état de santé de leur entreprise que les autres cadres : 38 % d'entre eux déclarent travailler dans une société en difficulté, contre 47 % des autres cadres.
Une chose est sûre : tous ont quelque peu modifié leur comportement face à la crise. Ils redoublent d'efforts pour rester en veille sur le marché de l'emploi et aussi sur les opportunités en interne. Les informaticiens ont d'abord le réflexe d'activer leur réseau et, de plus en plus, ils misent aussi sur la formation (51 % sur une formation courte, contre 42 % dans les autres fonctions, par exemple). Plus surprenant, ils sont 23 % à envisager de se syndiquer, contre 16 % dans les autres fonctions.
L'Apec s'est aussi penchée sur les projets des cadres. En mai 2009, ils étaient une majorité (58 %) à penser rester dans leur entreprise (au même poste ou à un poste différent) au cours des douze prochains mois, contre 50 % en 2008. Même chose – quasiment – pour les informaticiens (57 %), un peu moins nombreux à vouloir rester au même poste que les autres cadres (44 %, contre 48 %).
Les informaticiens sortent toutefois du lot sur un point : ils sont un peu plus nombreux, à la mi-mai 2009, à envisager un changement de boîte (20 %, contre 15 % toutes fonctions confondues).
















