Les jeunes savent que des recruteurs traînent sur Facebook !
Les futurs diplômés ont bien conscience que Facebook est un terrain de chasse pour les recruteurs... et ils s'adaptent !
01net.
le 08/07/2009 à 15h50
Il y a trois ans, imaginer qu'un recruteur puisse consulter un profil sur Facebook était perçu comme une véritable intrusion. 64 % des étudiants alors interrogés par l'université de Dayton estimaient qu'une telle démarche ne devait pas s'inscrire dans le processus d'embauche d'une entreprise. Mais aujourd'hui, aux yeux des jeunes, Facebook n'est plus seulement perçu comme un réseau social. Il est ouvert sur le monde, et notamment... le mondes des pros. C'est la principale évolution relevée par les chercheurs de cette université, qui viennent de rendre publique leur nouvelle étude, réalisée auprès de plus de 2 000 élèves et de près de 800 recruteurs.
De 2006 à 2009, le pourcentage d'étudiants qui jugent les pratiques de ces recruteurs - qui utilisent Facebook pour glaner des informations sur les candidats - « contraires à l'éthique » tombe de 32 % à 18 %. Ils sont aussi 22 % à déclarer n'avoir jamais laissé de commentaires inappropriés ou sur leur consommation d'alcool. « Cette étude montre que les étudiants deviennent plus réalistes et plus prudents, commente Mark Sisson, directeur associé du service carrières à l'université de Dayton. Ils sont moins nombreux à être gênés par l'idée que Facebook n'est pas juste leur univers mais bien un univers dans lequel d'autres gens peuvent s'introduire ».
Bien choisir les informations de son profil
Ils commencent à comprendre, en effet, qu'ils peuvent être, en quelque sorte, « sous surveillance » et qu'ils ont tout intérêt à contrôler un peu leur image. Car Facebook - qu'on le veuille ou non - peut influencer la décision des recruteurs, les aider à choisir entre plusieurs candidats, en écarter certains... Les étudiants sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à utiliser les règles de confidentialité du réseau. Des précautions utiles. A en croire l'étude, « lorsque les recruteurs trouvent des informations négatives sur des candidats, la moitié du temps, cela se termine mal ».
Mais attention, il existe un décalage de perception important entre les jeunes et les recruteurs. Ces derniers ont beau consulter les profils, ils ne sont que 34 % à croire qu'ils sont un portrait fidèle du candidat - là, où les jeunes sont 90 % à estimer que leur profil reflète leur vraie personnalité.
Enfin, selon l'étude, seulement 13 % des étudiants utilisent le réseau social, LinkedIn, réservé aux professionnels, alors qu'ils sont déjà 57 % de recruteurs à l'avoir intégré dans leur palette d'outils.