La France se prépare à l’éventualité d’une guerre numérique
Une Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information vient de voir le jour. Elle pourrait intervenir en cas d'attaque numérique.
En matière de sécurité informatique, l'Etat français passe la vitesse supérieure. A l'instar des Etats-Unis et de leur NSA, la France dispose maintenant d'une structure chargée explicitement de contrer les attaques informatiques. Publié hier au Journal officiel, le décret n°2009-834 du 7 juillet 2009 officialise la création de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi).
Prévue par le Livre blanc sur la défense nationale de 2008, l'Anssi remplace la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI), qui avait été créée en juillet 2001. Tout comme celle-ci, elle relève du Premier ministre et se trouve sous la tutelle du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN). Mais son champ d'action est plus large car, outre une traditionnelle mission de surveillance des sites gouvernementaux, la nouvelle agence pourrait intervenir en cas de guerre numérique (espionnage, détection, attaques de ressources ciblées, etc.).
Elle dispose en effet d'un comité stratégique de la sécurité des systèmes d'information. Et parmi les membres de ce comité figurent rien de moins que les plus grands responsables de la défense nationale. Le chef d'état-major des armées, le délégué général pour l'armement (DGA) mais aussi le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et celui de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).
Une montée en puissance du Cossi
L'une des missions principales de l'Anssi sera d'évaluer et de détecter les attaques informatiques. Pour effectuer correctement cette mission, l'agence devrait compter environ 250 personnes d'ici à trois ans (contre 110 pour la DCSSI). Elle s'appuiera sur une structure existante, le Centre opérationnel de sécurité des systèmes d'information (Cossi), mis en place dès octobre 2003 et amené à être renforcé : celui-ci recrute en effet plusieurs spécialistes, comme un expert en cryptographie des composants et un autre en sécurité des systèmes électroniques et microélectroniques, pour son laboratoire sans fil.
Installé dans le quartier des Invalides, à Paris, ce centre a officiellement pour mission d'évaluer les menaces pesant sur les systèmes d'information, de donner l'alerte et de développer les capacités à les contrer et à les prévenir. « Nous sommes le seul centre opérationnel de veille 24 h/24, 7 j/j, en Europe », précise Philippe Brandt, responsable du Cossi.
Ce centre d'expertise est à ce jour composé de 24 personnes, quasiment toutes des ingénieurs en informatique. A titre d'exemple, pour ne pas être pris au dépourvu par de nouvelles formes d'attaques (comme les attaques de machines zombies ou les rootkits), le centre a installé différentes sondes qui attrapent « tout ce qui traîne » à certains points de la Toile. D'autres outils développés en interne détectent en temps réel les flux de données sur les sites, afin de repérer les comportements anormaux et de lancer des alertes.
La sécurisation des communications gouvernementales
Enfin, l'Anssi va assurer la conception et le déploiement des moyens interministériels sécurisés de communications électroniques nécessaires au président de la République et au gouvernement. Elle devra aussi développer des mesures de protection des systèmes d'information et déployer un système de détection des événements susceptibles d'affecter la sécurité des systèmes d'information de l'Etat.
Enfin, dans le prolongement de la DCSSI, cette agence est aussi chargée de la certification de sécurité des dispositifs de création et de vérification des signatures électroniques, de la délivrance des autorisations et de la gestion des prestations de cryptologie (décret du 2 mai 2007).

Avis sur «La France se prépare à l’éventualité d’une guerre numérique»
Dérapages en vue
de
_Calliope_
, posté le 09 juillet 2009 à 19h57
Va-t-on comme aux Etats-Unis avec la NSA assister à certains dérapages, en particulier la surveillance incontrôlée d'une partie de la population ? Avec les lois actuelles et futures: LOPSI, HADOPI (et son mouchard), LOPSSI 2; ainsi qu'avec la généralisation des fichiers: Stic, Edvige, Cristina; il y a de quoi craindre le pire.
Les mesures défensives oui, les mesures pro-actives à la limite si elles respectent les lois locales et internationales, mais cela doit être contrôlé pour éviter que ça ne se retourne un jour contre le peuple. N'oublions pas les leçons du passé (le régime soviétique, ou la surveillance des juifs).
Les mesures défensives oui, les mesures pro-actives à la limite si elles respectent les lois locales et internationales, mais cela doit être contrôlé pour éviter que ça ne se retourne un jour contre le peuple. N'oublions pas les leçons du passé (le régime soviétique, ou la surveillance des juifs).
hmmm
de
fred696969
, posté le 09 juillet 2009 à 22h02
Vu déjà la médiocrité de l'Hadopi ...
On va avoir le premiere service d'espionnage fonctionnant au minitel :D
Mais ils seraient bon de savoir si cette agence ne sera pas une hadopi like qui repondra aux exigences des majors ... suspens
On va avoir le premiere service d'espionnage fonctionnant au minitel :D
Mais ils seraient bon de savoir si cette agence ne sera pas une hadopi like qui repondra aux exigences des majors ... suspens
Pas pareil
de
LighTningH35
, posté le 09 juillet 2009 à 23h13
Cette agence répond aux besoins exprimés par le livre blanc de la Défense. C'est un service de défense nationale. Les gars qui y bossent se tamponnent d'Hadopi, c'est pas leur boulot.
Avec 250 gugusses seulement, faut pas croire non plus qu'ils vont s'amuser à surveiller tout le monde...
Il est possible qu'il y ait des dérapages mais toute agence ou institution peut déraper.
Cette agence est créée car la menace de guerre cybernétique est de plus en plus pregnante. Et que si on veut pas laisser des morceaux, il vaut mieux préparer une institution spécialisée dans le domaine. Au moins pour diminuer les risques et si besoin est de rendre la pareille aux joyeux lurons (qui a parlé des chinois et nords coréen??^^) qui auront voulu nous titiller.
Avec 250 gugusses seulement, faut pas croire non plus qu'ils vont s'amuser à surveiller tout le monde...
Il est possible qu'il y ait des dérapages mais toute agence ou institution peut déraper.
Cette agence est créée car la menace de guerre cybernétique est de plus en plus pregnante. Et que si on veut pas laisser des morceaux, il vaut mieux préparer une institution spécialisée dans le domaine. Au moins pour diminuer les risques et si besoin est de rendre la pareille aux joyeux lurons (qui a parlé des chinois et nords coréen??^^) qui auront voulu nous titiller.
Risques et conséquences.
de
_Calliope_
, posté le 10 juillet 2009 à 00h00
« Les gars qui y bossent se tamponnent d'Hadopi » il me paraitrait surprenant que le logiciel de sécurisation de l'HADOPI ne les concerne pas si l'on considère que son installation puisse toucher les entreprises...
« Avec 250 gugusses seulement, faut pas croire non plus qu'ils vont s'amuser à surveiller tout le monde... » non mais les moyens informatiques et électroniques actuels offrent une puissance de surveillance sans précédent. Comme des fonctionnaires de police ont déjà consulté le STIC pour se renseigner sur des People, ont peu craindre le même genre de dérapage avec la surveillance illégale (et sans contrôle possible) de citoyens. La surveillance en temps réel de la navigation sur internet d'un individu, la lecture de ses emails ou bien encore l'écoute de ses communications téléphoniques, sont des choses techniquement possibles, et elles n'en sont que plus faciles grâce à l'informatique.
Sans aller jusqu'à craindre une surveillance généralisée des citoyens, on peut au moins craindre que des entreprises soient espionnées dans le but de favoriser des concurrents proches du pouvoir. Ce ne serait d'ailleurs que la continuité de ce qui s'est déjà produit entre la France et les Etats-Unis.
Vous parlez de se préparer à une guerre cybernétique ainsi qu'à riposter, mais ne peut-on pas craindre qu'en prenant des mesures actives, cela ne nous conduise à une guerre tout ce qu'il y a de plus matérielle ? Et que faire face au terrorisme cybernétique qui cherche à masquer son origine ?
En se rendant de plus en plus dépendant de l'informatique et de ses réseaux de communications, un pays s'expose au blocage de son infrastructure et du fonctionnement de sa société, s'il devait être mis un jour au ban du réseau mondial. Nous prenons ainsi le risque d'être victime d'une nouvelle forme d'embargo.
« Avec 250 gugusses seulement, faut pas croire non plus qu'ils vont s'amuser à surveiller tout le monde... » non mais les moyens informatiques et électroniques actuels offrent une puissance de surveillance sans précédent. Comme des fonctionnaires de police ont déjà consulté le STIC pour se renseigner sur des People, ont peu craindre le même genre de dérapage avec la surveillance illégale (et sans contrôle possible) de citoyens. La surveillance en temps réel de la navigation sur internet d'un individu, la lecture de ses emails ou bien encore l'écoute de ses communications téléphoniques, sont des choses techniquement possibles, et elles n'en sont que plus faciles grâce à l'informatique.
Sans aller jusqu'à craindre une surveillance généralisée des citoyens, on peut au moins craindre que des entreprises soient espionnées dans le but de favoriser des concurrents proches du pouvoir. Ce ne serait d'ailleurs que la continuité de ce qui s'est déjà produit entre la France et les Etats-Unis.
Vous parlez de se préparer à une guerre cybernétique ainsi qu'à riposter, mais ne peut-on pas craindre qu'en prenant des mesures actives, cela ne nous conduise à une guerre tout ce qu'il y a de plus matérielle ? Et que faire face au terrorisme cybernétique qui cherche à masquer son origine ?
En se rendant de plus en plus dépendant de l'informatique et de ses réseaux de communications, un pays s'expose au blocage de son infrastructure et du fonctionnement de sa société, s'il devait être mis un jour au ban du réseau mondial. Nous prenons ainsi le risque d'être victime d'une nouvelle forme d'embargo.
Tout à fait d'accord avec toi, [LighTningH35]
de
dqr33
, posté le 10 juillet 2009 à 14h58
Et effectivement, HADOPI, ils s'en tamponnent. Je rappelle que HADOPI n'est là que pour contrer, mal c'est entendu, tout téléchargement illégal.
"La surveillance en temps réel de la navigation sur internet d'un individu, la lecture de ses emails ou bien encore l'écoute de ses communications téléphoniques, sont des choses techniquement possibles, et elles n'en sont que plus faciles grâce à l'informatique." : rassure-toi, [_Calliope_], ça fait longtemps que d'autres pratiquent ce genre de truc, et sans aucun contrôle, en plus !
"La surveillance en temps réel de la navigation sur internet d'un individu, la lecture de ses emails ou bien encore l'écoute de ses communications téléphoniques, sont des choses techniquement possibles, et elles n'en sont que plus faciles grâce à l'informatique." : rassure-toi, [_Calliope_], ça fait longtemps que d'autres pratiquent ce genre de truc, et sans aucun contrôle, en plus !
Extension de la surveillance
de
_Calliope_
, posté le 10 juillet 2009 à 21h57
HADOPI en soit est peut être négligeable, seulement cette loi (à ce jour, même si cela sera probablement sanctionné de nouveau par le conseil constitutionnel) veut instaurer une surveillance des communications électroniques (celle des emails mais aussi de la VoIP) sous couvert de la protection des droits d'auteur et de la propriété intellectuelle. Une fois cette "avancée" établie, il deviendra plus facile de généraliser et d'étendre ce genre de mesure, c'est l'objectif de la loi LOPSI 2. A titre d'exemple significatif de ce principe, n'oubliez pas qu'à l'origine le fichage génétique était réservé uniquement aux crimes sexuels, regardez ce qu'il en est advenu, tout innocent gardé à vu y passe dorénavant.
Même si la surveillance électronique se pratique depuis longtemps, ce n'est en rien une raison de fermer les yeux ou de négliger les conséquences potentielles. L'Histoire nous a appris les conséquences du fichage, entre autre celui concernant les communistes puis les juifs avant la seconde guerre mondiale qui a abouti aux rafles que l'on connait.
Même si la surveillance électronique se pratique depuis longtemps, ce n'est en rien une raison de fermer les yeux ou de négliger les conséquences potentielles. L'Histoire nous a appris les conséquences du fichage, entre autre celui concernant les communistes puis les juifs avant la seconde guerre mondiale qui a abouti aux rafles que l'on connait.
Communications électroniques ?
de
dqr33
, posté le 10 juillet 2009 à 22h57
S'il s'agit des mails, par exemple, ça va pas être triste : les plaideurs vont s'en donner à cœur joie ! Autant que je me souvienne, un entreprise avait été condamné pour avoir "lu" les mails d'un de ses employés, au titre justement que c'était privé !
cela avait été enlevé de HADOPI 1, du reste, et voilà que cela réapparait dans HADOPI 2...
Histoire d'en foncer le clou une fois de plus : LOPPSI 2 n'a rien à voir avec HADOPI. Et c'est même antérieur.
La toute petite partie de LOPPSI traitant de la délinquance sur Internet (pédophilie, crime, trafic, usurpation d'identité...) ne fait que légaliser pour la police, et encore sous contrôle, ce que d'autres font depuis longtemps, et sans aucun contrôle, eux.
Je rappelle également qu'il n'y est jamais question de la mise en place d'un "programme espion" sur les machine "contrôlée". (Au demeurant, un tel programme serait facilement repérable par un pare-feu, il me semble. C'est une question que je pose...)
Et au risque de lancer un autre débat, je rappellerais que les "empreintes génétiques" utilisées sont du même acabit que les empreintes digitales qui, elles, ne soulève aucun problème.
On ne fait que prendre une séquence de l'ADN supposée caractériser un individu de manière unique. On ne peut en tirer aucune conclusion sur les caractéristiques physiques ou raciales, par exemple. Cela n'a donc aucun rapport avec le fichage dont tu parles...
cela avait été enlevé de HADOPI 1, du reste, et voilà que cela réapparait dans HADOPI 2...
Histoire d'en foncer le clou une fois de plus : LOPPSI 2 n'a rien à voir avec HADOPI. Et c'est même antérieur.
La toute petite partie de LOPPSI traitant de la délinquance sur Internet (pédophilie, crime, trafic, usurpation d'identité...) ne fait que légaliser pour la police, et encore sous contrôle, ce que d'autres font depuis longtemps, et sans aucun contrôle, eux.
Je rappelle également qu'il n'y est jamais question de la mise en place d'un "programme espion" sur les machine "contrôlée". (Au demeurant, un tel programme serait facilement repérable par un pare-feu, il me semble. C'est une question que je pose...)
Et au risque de lancer un autre débat, je rappellerais que les "empreintes génétiques" utilisées sont du même acabit que les empreintes digitales qui, elles, ne soulève aucun problème.
On ne fait que prendre une séquence de l'ADN supposée caractériser un individu de manière unique. On ne peut en tirer aucune conclusion sur les caractéristiques physiques ou raciales, par exemple. Cela n'a donc aucun rapport avec le fichage dont tu parles...
HERISSON est surveillance des réseaux
de
_Calliope_
, posté le 13 juillet 2009 à 17h25
Quand la loi autorise la surveillance à tout va, il est déjà trop tard, le droit à la vie privée a disparu...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hérisson_(Système)
Pour ce qui est du programme informatique estampillé HADOPI. Il est clair que pour être efficace il devra contrôler tout programme tournant sur l'ordinateur et toutes les données qui sont émises à destination d'internet. Un tel programme payant, dont le code source ne sera pas divulgué, devra en plus contacter régulièrement un serveur privé pour faire un rapport des activités de l'internaute. Celui qui aura fait le choix d'installer un tel logiciel sur l'ordinateur familial pour échapper aux accusations de l'HADOPI, contraindra ainsi toute sa famille a la perte de sa vie privée sur internet.
Pour ce qui est de l'ADN ça n'est pas la même chose qu'une empreinte digitale. Deux personnes peuvent avoir le même ADN (les vrais jumeaux), ensuite il est beaucoup plus facile de récupérer l'ADN de quelqu'un pour le déposer où l'on veut pour incriminer cette personne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hérisson_(Système)
Pour ce qui est du programme informatique estampillé HADOPI. Il est clair que pour être efficace il devra contrôler tout programme tournant sur l'ordinateur et toutes les données qui sont émises à destination d'internet. Un tel programme payant, dont le code source ne sera pas divulgué, devra en plus contacter régulièrement un serveur privé pour faire un rapport des activités de l'internaute. Celui qui aura fait le choix d'installer un tel logiciel sur l'ordinateur familial pour échapper aux accusations de l'HADOPI, contraindra ainsi toute sa famille a la perte de sa vie privée sur internet.
Pour ce qui est de l'ADN ça n'est pas la même chose qu'une empreinte digitale. Deux personnes peuvent avoir le même ADN (les vrais jumeaux), ensuite il est beaucoup plus facile de récupérer l'ADN de quelqu'un pour le déposer où l'on veut pour incriminer cette personne.
...
de
dqr33
, posté le 13 juillet 2009 à 23h39
Concernant HERISSON, il ne fait que collecter des informations qui se ballade déjà "librement" sur le net et accessible à tout un chacun qui veut bien s'en donner la peine (pas facile, facile, je le reconnais, mais possible pourtant). Ce qui du reste se fait déjà depuis longtemps (espionnage industriel, profil des internautes pour les "cibler", etc, etc).
L'exemple de ce qu'aurait pu faire HERISSON, c'est la divulgation de la "vie privé" d'un internaute pris au hasard qui a fait "scandale" il y a quelque temps. Et pourtant, c'était fait uniquement à partir de données "publiques" (accessible à tous le monde) !
Internet n'est pas un monde "fermé". A partir du moment où vous "confiez" quelque chose à Internet, il faut vous attendre à ce que cela devienne accessible à tous ceux qui veulent s'en donner la peine.
Et HERISSON, au départ, n'est qu'une "compilation" de ces moyens...
Concernant HADOPI, je n'arrive pas à croire à l'efficacité et à la fiabilité d'un programme espion. Il y a de par le monde énormément de personnes capables de le "neutraliser" et qui vont s'empresser de mettre tout ça à la disposition, et "librement", de tous ceux qui seront intéressés....
Concernant l'ADN, tu remarquera que j'ai dit "on ne fait que prendre une séquence de l'ADN supposée caractériser un individu de manière unique". Et j'insiste bien sur le mot "supposée". Je n'ai pas sous les yeux la fiabilité de l'ADN par rapport aux empreintes digitales, mais il me semble bien effectivement que l'ADN est moins fiable.
Quant à ton côté négatif de la chose lorsque tu dis "il est beaucoup plus facile de récupérer l'ADN de quelqu'un pour le déposer où l'on veut pour incriminer cette personne", pas besoin de l'ADN pour faire une telle chose...
L'exemple de ce qu'aurait pu faire HERISSON, c'est la divulgation de la "vie privé" d'un internaute pris au hasard qui a fait "scandale" il y a quelque temps. Et pourtant, c'était fait uniquement à partir de données "publiques" (accessible à tous le monde) !
Internet n'est pas un monde "fermé". A partir du moment où vous "confiez" quelque chose à Internet, il faut vous attendre à ce que cela devienne accessible à tous ceux qui veulent s'en donner la peine.
Et HERISSON, au départ, n'est qu'une "compilation" de ces moyens...
Concernant HADOPI, je n'arrive pas à croire à l'efficacité et à la fiabilité d'un programme espion. Il y a de par le monde énormément de personnes capables de le "neutraliser" et qui vont s'empresser de mettre tout ça à la disposition, et "librement", de tous ceux qui seront intéressés....
Concernant l'ADN, tu remarquera que j'ai dit "on ne fait que prendre une séquence de l'ADN supposée caractériser un individu de manière unique". Et j'insiste bien sur le mot "supposée". Je n'ai pas sous les yeux la fiabilité de l'ADN par rapport aux empreintes digitales, mais il me semble bien effectivement que l'ADN est moins fiable.
Quant à ton côté négatif de la chose lorsque tu dis "il est beaucoup plus facile de récupérer l'ADN de quelqu'un pour le déposer où l'on veut pour incriminer cette personne", pas besoin de l'ADN pour faire une telle chose...
Les dérives du passé ne font qu'annoncer celles à venir
de
_Calliope_
, posté le 14 juillet 2009 à 01h09
« A partir du moment où vous "confiez" quelque chose à Internet, il faut vous attendre à ce que cela devienne accessible à tous ceux qui veulent s'en donner la peine. Et HERISSON, au départ, n'est qu'une "compilation" de ces moyens... »
C'est bien la puissance des moyens mis en oeuvre par l'Etat ou l'Armée, qui fait craindre la porté des dérives qui ne manqueront pas d'arriver, comme cela s'est produit par le passé (en toute connaissance de l'illégalité des faits, d'ailleurs).
« Concernant HADOPI, je n'arrive pas à croire à l'efficacité et à la fiabilité d'un programme espion. Il y a de par le monde énormément de personnes capables de le "neutraliser" et qui vont s'empresser de mettre tout ça à la disposition, et "librement", de tous ceux qui seront intéressés.... »
Ce sera bien plus difficile à cracker qu'un logiciel quelconque, parce qu'on a affaire ici à un programme connecté à internet, qui pourrait se mettre à jour à distance, dont l'intégrité pourrait elle aussi être vérifiée à distance. Les procédés cryptographiques protégeant la confidentialité des données des regards indiscrets. Tout ceci pouvant se faire toutes les minutes.
« pas besoin de l'ADN pour faire une telle chose [pour incriminer cette personne]... » sauf que l'ADN allie la facilité d'utilisation à la difficulté de contestation. Deux facteurs qui ont contribué à l'extension des prélèvements. Quand la voie est ouverte, il devient plus facile de l'élargir.
C'est bien la puissance des moyens mis en oeuvre par l'Etat ou l'Armée, qui fait craindre la porté des dérives qui ne manqueront pas d'arriver, comme cela s'est produit par le passé (en toute connaissance de l'illégalité des faits, d'ailleurs).
« Concernant HADOPI, je n'arrive pas à croire à l'efficacité et à la fiabilité d'un programme espion. Il y a de par le monde énormément de personnes capables de le "neutraliser" et qui vont s'empresser de mettre tout ça à la disposition, et "librement", de tous ceux qui seront intéressés.... »
Ce sera bien plus difficile à cracker qu'un logiciel quelconque, parce qu'on a affaire ici à un programme connecté à internet, qui pourrait se mettre à jour à distance, dont l'intégrité pourrait elle aussi être vérifiée à distance. Les procédés cryptographiques protégeant la confidentialité des données des regards indiscrets. Tout ceci pouvant se faire toutes les minutes.
« pas besoin de l'ADN pour faire une telle chose [pour incriminer cette personne]... » sauf que l'ADN allie la facilité d'utilisation à la difficulté de contestation. Deux facteurs qui ont contribué à l'extension des prélèvements. Quand la voie est ouverte, il devient plus facile de l'élargir.
Les titres du jour
de
SBY83
, posté le 10 juillet 2009 à 09h02
Bonjour,
En navigant un peu ce matin voila ce qu'on peut trouver sur le net : http://www.courrierinternational.com/article/2009/07/09/pyongyang-menace-seou(...)
Les menaces de guerres cybernétiques sont réels. La tchétchénie avait déjà été bloqué lors de son invasion par la Russie.
Je pense que c'est bien que l'on se prépare à de tels éventualités car ne rien faire c'est prendre le risque qu'un jour notre réseau soit bloqué.
Bien sur il faut que cette institution ne se fassent pas aux dépends des droits des citoyens mais la c'est un autre problème.
En navigant un peu ce matin voila ce qu'on peut trouver sur le net : http://www.courrierinternational.com/article/2009/07/09/pyongyang-menace-seou(...)
Les menaces de guerres cybernétiques sont réels. La tchétchénie avait déjà été bloqué lors de son invasion par la Russie.
Je pense que c'est bien que l'on se prépare à de tels éventualités car ne rien faire c'est prendre le risque qu'un jour notre réseau soit bloqué.
Bien sur il faut que cette institution ne se fassent pas aux dépends des droits des citoyens mais la c'est un autre problème.
prévoir
de
_Calliope_
, posté le 10 juillet 2009 à 14h17
« Bien sur il faut que cette institution ne se fassent pas aux dépends des droits des citoyens mais la c'est un autre problème. » cela fait parti du problème général.
Quelque soit le type de conflit préparé, que ce soit en temps de guerre ou non, il y a systématiquement des victimes civiles. Alors pourquoi n'en serait-il pas de même avec ces mesures de lutte contre les cyber-attaques ?
Sachant cela, quelles mesures ont été prises pour éviter les dommages à venir sur la population ?
En l'absence de conflit militaire, les missions de cette agence ne vont-elles pas dévier vers la guerre économique (dont les victimes sont essentiellement les civiles: pertes de commandes, fermetures d'entreprises, licenciements, augmentation de la pression sociale du chômage...), vers le contrôle de l'information "officielle" (il n'y a qu'à se souvenir de la première guerre du golfe et de ses frappes soit disant chirurgicales...), puis vers le contrôle de la population (cf la Chine ou à l'extrême le régime Khmer avec l'assassina des intellectuels).
Les risques existent, ils doivent être prévenus.
Quelque soit le type de conflit préparé, que ce soit en temps de guerre ou non, il y a systématiquement des victimes civiles. Alors pourquoi n'en serait-il pas de même avec ces mesures de lutte contre les cyber-attaques ?
Sachant cela, quelles mesures ont été prises pour éviter les dommages à venir sur la population ?
En l'absence de conflit militaire, les missions de cette agence ne vont-elles pas dévier vers la guerre économique (dont les victimes sont essentiellement les civiles: pertes de commandes, fermetures d'entreprises, licenciements, augmentation de la pression sociale du chômage...), vers le contrôle de l'information "officielle" (il n'y a qu'à se souvenir de la première guerre du golfe et de ses frappes soit disant chirurgicales...), puis vers le contrôle de la population (cf la Chine ou à l'extrême le régime Khmer avec l'assassina des intellectuels).
Les risques existent, ils doivent être prévenus.
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