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Exit les bonbonnes de gaz pour faire sauter l'entreprise : après ce coup médiatique, destiné à « attirer l'attention des médias », les salariés grévistes de Nortel Network SA poursuivent leur mouvement, entamant leur dixième jour de grève dans un état d'esprit un peu nouveau, teinté d'espoir. Ils ont en effet reçu hier le soutien de Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, qui s'est déplacé en personne à Châteaufort pour « donner un signal fort et rappeler que le dossier Nortel est bien en haut de la pile », rapporte un membre du Collectif des salariés de Nortel en grève.
A l'heure où nous écrivons cet article, les négociations se poursuivent au ministère de l'Industrie, rassemblant les différentes parties (représentants des salariés, membres du CE, syndicats, administrateurs français et anglais, avocats…).
Apporteront-elles du concret ? Il est trop tôt pour le dire. Cette nuit, en tout cas, les discussions se sont soldées par un échec, ne débouchant sur « aucune avancée significative », selon le collectif.
Aujourd'hui, les salariés attendent. Ils ont également reçu le soutien de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui s'est elle aussi exprimée hier en fin d'après-midi sur le dossier Nortel, qu'elle connaît bien en tant qu'ex-députée des Yvelines. Elle a expliqué qu'elle s'inquiétait tout particulièrement des risques de « fuite des brevets et des cerveaux » liés aux suppressions de postes chez l'équipementier.
Elle a également bouleversé son emploi du temps pour s'entretenir, en marge d'une réunion organisée sur le thème du réaménagement du plateau de Saclay (future Silicon Valley française ?), avec une délégation des salariés de Nortel. Elle leur a notamment assuré « qu'elle travaillait main dans la main avec les autres ministères concernés, dont le ministre de l'Industrie », et qu'elle aiderait au reclassement des salariés affectés par les licenciements.
Rappelons que la principale revendication des salariés est d'obtenir des indemnités de 100 000 euros par personne. Au-delà du plan social, qui concerne 467 salariés sur 684, les repreneurs potentiels de Nortel Networks SA, ont, selon l'AFP, jusqu'au 19 août 2009 pour déposer des offres de reprise.
















