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Deux semaines d'intense mobilisation, des bombonnes de gaz pour attirer l'attention des médias et celle du ministre de l'Industrie, Christian Estrosi… L'été 2009 restera, à coup sûr, gravé dans les mémoires des salariés de Nortel Networks SA, placée en liquidation judiciaire, « avec poursuite d'activités ».
Hier, mardi 21 juillet, les représentants du collectif des salariés de Nortel sont parvenus à un accord de sortie de crise qui portait sur les indemnités supra légales. Résultat : les grévistes de l'équipementier, présents sur le site de Châteaufort (266 personnes représentant près de 52 % de la totalité des grévistes) ont voté la sortie de grève à 87 %.
Concrètement, l'accord prévoit une Indemnité d'aide au départ (IAD) immédiate de près de 9 000 euros ainsi qu'un intéressement sur les ventes des activités de Nortel, dont le montant n'est pas encore fixé. Toutefois, avance le collectif dans un communiqué, cet intéressement pourrait varier entre 20 000 et 40 000 euros.
Sur ce point, Christian Berenbach, de la CFTC – qui soutient le collectif des salariés – se réjouit. Selon le représentant syndical, le conflit a débouché sur des avancées concrètes : les salariés licenciés n'auront pas à se contenter de l'indemnité minimale conventionnelle qui leur était promise à l'origine.
« Ce conflit a été une expérience très positive sur le plan humain. Il a permis aux salariés, très peu syndiqués, de se rassembler et de comprendre l'utilité des syndicats. En fin de semaine dernière, d'autres entités du groupe nous ont appelés pour en prendre de la graine et pour envisager, à l'avenir, pourquoi pas des actions communes entre les différentes entités », assure-t-il.
Hier, le CE a rendu un avis négatif sur le plan de sauvegarde de l'emploi présenté par la direction (dont l'accord qui vient d'être signé n'est qu'un élément). Avis qui ne change pas le sort des employés licenciés.
Prochaine étape : le PSE doit encore être validé par le tribunal de commerce de Versailles et examiné par l'inspection du travail. Après cela, les salariés concernés recevront leur lettre de licenciement et pourront quitter leur poste.
Près de 200 dossiers de volontariat ont été déposés dans le cadre de la suppression des 467 postes. Ils doivent encore être examinés et peuvent, déboucher sur un refus, puisque l'entreprise compte tout de même garder 197 personnes sur les 684 que l'entreprise compte actuellement.
Aujourd'hui, le démantèlement de Nortel Networks est déjà en marche. Le groupe a trouvé des repreneurs pour certaines de ses activités ; le dernier en date se nomme Avaya. Ce dernier a remporté la première bataille pour acquérir les solutions de télécoms dédiées aux entreprises de l'équipementier, mais d'autres repreneurs peuvent surenchérir pendant 45 jours.
















