01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment
Agenda
Applications web et logiciels
Développement
FAI-Télécoms
Marché
Matériel
Sécurité
SSII
Système d'exploitation

Publicis rachète Razorfish à Microsoft pour 374 millions d'euros

laisser un avis
Publicis annonce le rachat de l'agence de publicité sur Internet Razorfish pour environ 530 millions de dollars (374 millions d'euros) à Microsoft, avec lequel il noue également une alliance stratégique sur cinq ans.
Cette acquisition permettra au troisième groupe publicitaire mondial d'atteindre avec un an d'avance l'objectif de réaliser un quart de son chiffre d'affaires dans le numérique, le seul support encore en croissance malgré la crise.
L'accord, pour lequel Publicis était considéré comme favori, comporte également une alliance par laquelle le numéro un mondial des logiciels, qui lancait en juin le moteur de recherche Bing destiné à concurrencer Google, vendra à Publicis des espaces publicitaires sur Internet et des liens sponsorisés.
« Nous demandons à Microsoft de nous proposer des conditions favorables pour que nos clients puissent en bénéficier et en échange de cela nous nous engagerons à améliorer nos parts de marché chez eux », a expliqué à des journalistes le président du directoire du groupe français, Maurice Lévy.
Le rachat de Razorfish, que les deux partenaires espèrent conclure au quatrième trimestre, se fera par le versement à Microsoft de 6,5 millions d'actions ordinaires Publicis autodétenues, soit 162 millions d'euros au cours de clôture de 24,90 euros de vendredi soir.
Microsoft détiendra ainsi environ 3 % du capital de Publicis, dont les principaux actionnaires sont la famille fondatrice et le japonais Dentsu, lequel figurait avec le britannique WPP parmi le trio de groupes encore en lice après une première présélection.
Le solde du rachat de Razorfish proviendra de la trésorerie disponible de Publicis, qui disposait de 3,5 milliards d'euros de liquidités au 30 juin, après l'émission en juin pour 719 millions d'euros d'obligations convertibles (Océanes). La dette nette moyenne de Publicis était de 1,002 milliard d'euros au 30 juin, avec un ratio dette nette/fonds propres de 0,37.
Razorfish, deuxième agence de publicité sur Internet aux Etats-Unis derrière Digitas - elle-même rachetée par Publicis en 2007 - compte parmi ses principaux clients Microsoft, Ford, McDonald's et Starwood Hotels.
Le prix payé par Publicis représente 1,4 à 1,5 fois le chiffre d'affaires de Razorfish, acquise par Microsoft en 2007 dans le cadre de son acquisition de la société de publicité sur Internet aQuantive pour six milliards de dollars.

Dernière grande acquisition dans le numérique

Razorfish rejoindra VivaKi, créé en juin 2008 pour regrouper les activités de Publicis dans le numérique, avec pour objectif de permettre aux annonceurs de toucher mondialement des audiences ciblées à travers une seule campagne portée par les différents réseaux.
L'alliance conclue avec Microsoft dans le cadre de la transaction étend un accord de collaboration mondial signé en juin dernier au festival de publicité des Cannes Lions. Maurice Lévy a estimé que ce premier accord avait joué un rôle « indiscutable » dans l'obtention du contrat.
« Avec cette acquisition, on crée un fossé très difficilement franchissable par les concurrents. Il n'y a pas d'acquisition sur le marché d'une taille équivalente (...). C'était la dernière », a-t-il observé, tout en ajoutant que Publicis continuerait à regarder de « petites acquisitions » dans le numérique.
Publicis a réalisé au premier semestre 20,8 % de son chiffre d'affaires dans le numérique, qui a affiché une croissance organique de 5,7 %, à comparer à un recul de 6,6 % pour l'ensemble du groupe. Le numérique devrait rester le seul segment en progression cette année, selon ZenithOptimedia, qui anticipe un recul de 8,5 % pour le marché publicitaire mondial.
Publicis, qui a anticipé plus tôt que la plupart de ses concurrents le potentiel de croissance dans le numérique, avait signé en janvier 2008 une alliance dans la publicité numérique avec Google, notamment via sa filiale DoubleClick.
Maurice Lévy a précisé que Publicis continuerait à rechercher également des acquisitions dans les pays émergents - dans lesquels le groupe vise également un quart de son chiffre d'affaires en 2010 - mais probablement pas de la taille de celle de Razorfish.
envoyer
par mail
imprimer
l'article
PAS D'AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «Publicis rachète Razorfish à Microsoft pour 374 millions d'euros»

   
 
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Réseaux sociaux : Microsoft fait-il de l'ombre à Facebook ?
Pour Forbes, Steve Ballmer est le numéro 1 des PDG à licencier
Bouygues Telecom s'offre Darty Telecom pour 40 millions d'euros
Microsoft Home OS, un système d'exploitation pour la domotique
Le chiffre d’affaires d’Apple a encore battu un record
Microsoft SkyDrive mieux que Dropbox ?
Nokia, la descente aux enfers
Microsoft veut aider les entreprises à réaliser des prototypes innovants
Facebook poursuit ses acquisitions en rachetant Tagtile
Microsoft arrête le support de Windows Vista
Microsoft : un film fabriqué à partir de votre profil Facebook
Microsoft rachète pour un milliard de brevets à AOL dont Netscape
Dell s'offre trois entreprises en une semaine
Samsung condamné pour vente forcée et déloyale
Microsoft fait partie des 20 plus gros contributeurs à Linux
Xbox 720, nom de code Durango, du Blu-ray pour une sortie fin 2013 ?
Navigateurs : Internet Explorer regagne du terrain
Dell rachète Wyse pour s'emparer des Bureaux en cloud
Possesseurs de PC tactiles, attention au passage à Windows 8 !
SPDY : le protocole de Google qui accélère le Web