











C'est un appel d'offres aux allures de faire-part que celui publié ce jour dans le quotidien économique Les Echos et repéré par ZDnet.fr*. Violet, la société à l'origine du Nabaztag, l'un des objets communicants phares des années 2000, cherche officiellement un repreneur après avoir été placée en redressement judiciaire le 30 juin dernier.
Nabaztag, c'est ce petit lapin communicant (parfois copié) aux allures de jouet, qui avait avalé une carte Wi-Fi. Il pouvait en conséquence se connecter à Internet. Le Nabaztag est aussi prisé pour tout plein de services pratiques quoique parfois un peu futuristes, comme la « lecture » d'objets intégrant une puce RFID, mais aussi comme simple réveille-matin, répondeur téléphonique ou station météo. La couleur de ses oreilles varie au gré de son humeur et/ou en fonction de son activité.
En 2006, le Nabzatag a cédé la place à son cousin le Nabaztag:tag, une réplique un peu plus évoluée de l'original, qui est devenue l'une des stars des achats de fin d'année. Mais, après avoir écoulé plusieurs centaines de milliers d'exemplaires de sa création, l'étoile de Violet a quelque peu pâli, au point de ne jamais retrouver l'éclat de l'époque de l'euphorie Nabaztag.
Mir:ror, un lecteur de puces RFID grand public, et Book:z, un livre connecté à un PC en RFID, n'ont connu que des succès relatifs. Avec cette procédure de redressement, Violet constate aujourd'hui que, quelle que soit l'inventivité dont on dispose – et le cofondateur de cette société, Rafi Haladjian, en a à revendre –, le chemin qui mène à l'Internet des objets est toujours semé d'écueils financiers.
Les propriétaires de Nabaztag espèrent que la société mère de leur lapin préféré trouvera rapidement un repreneur (avant le 4 septembre prochain si possible) et souhaitent à leur objet communicant un prompt rétablissement.
* Rendons à César ce qui est à César, ou plutôt au Journal du Geek ce qui était revendiqué par d'autres. L'information concernant l'appel d'offres publié dans Les echos étant dans un premier temps parue le 7 août dernier sur le Journal du Geek, avant d'apparaître trois jours plus tard dans les colonnes de nos confrères de ZDNet.
















