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Les salariés de SSII se lâchent sur Twitter

De plus en plus de salariés de sociétés de services utilisent le microblogging pour évoquer leur salaire ou leurs conditions de travail. Quelques exemples de perles en 140 signes maxi.

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Qui a dit que les informaticiens n'avaient pas le sens de l'humour ? Il suffit de taper « SSII » sur le moteur de recherche de Twitter pour se persuader du contraire. On y trouve des « brèves de comptoir », qui, sous couvert de mots d'esprit et d'anecdotes, laissent parfois transparaître un vrai mal-être.
Crise oblige, le thème le plus tendance touche au salaire. Un collègue : « j'ai eu une méga-augmentation à 3 chiffres de mon salaire brut » moi : « ah bon ? » « J'ai eu + 0.00 % ». Un autre employé relaie le prétexte avancé par son supérieur pour justifier un refus. « On ne t'augmente pas à cause de la grippe H1N1. 35 % de nos collaborateurs vont être malades alors... »

Pas d’augmentation pour cause de grippe A

La mauvaise réputation des SSII est l'autre sujet porteur. La SSII, « une Web agency en costume » comme le qualifie un « tweet », est vécue comme un lieu de transit où l'on vient faire ses premières armes, mais pas une carrière. La vie de prestataire mène à tout, à condition d'en sortir. « J'ai honte d'avoir fait mon stage de fin d'études en SSII, je ne veux pas finir comme ça. » « Etre développeur à plus 30 ans et en SSII ça fait beaucoup pour un seul homme non ? » L'un d'eux entrevoit déjà la vie d'après. « Je vais ouvrir un blog où j'insulterai la réactivité de certaines SSII. Je deviendrai influent et on me paiera des soirées dev J2EE VIP. »
Les relations avec les commerciaux constituent aussi une source inépuisable de commentaires. Raphaël, un prestataire qui se sent considéré comme un produit, s'interroge : « Que les commerciaux mentent sur les produits qu'ils vendent... à la limite... mais mentir aux produits... quel est l'intérêt ? » Yannick lui répond : « Finalement le salarié d'une SSII n'est-il pas, lui non plus, un client auquel on essaye de vendre un travail ? ».
Finalement, Twitter constitue un bon baromètre pour jauger du moral des informaticiens. Un consultant Web l'a bien compris, qui profite de la plate-forme de microblogging pour diffuser son sondage en ligne sur les conditions de travail en société de services. Les dirigeants de SSII seraient bien inspirés de suivre son exemple et de respirer l'air du temps sur Twitter.
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Et alors ?

de bj33 , posté le 11 aout 2009 à 18h46
qu'ils se lachent sur Tweeter, du moment qu'ils bossent et ramènent du pognon.....
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...

de Iron23 , posté le 12 aout 2009 à 09h23
Tu laisse toujours des commentaires aussi dénué de sens quand tu participe à un débat?

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Il y a SSII et SSII

de jacques77001 , posté le 12 aout 2009 à 02h01
Attention aux raccourcis trop rapides.

Oui, il y a des SSII (trop nombreuses) qui ne sont que des agences d'interim qui cachent leur nom, où le modèle consiste simplement à embaucher la viande (parfois en recrutant "sur projet", sans se soucier du tout de la vision qu'a le candidat de sa carrière à moyen terme) / la vendre en régie / vite la replacer si elle est en inter-contrat (quitte à lui refourguer n'importe quelle mission) / et direction l'abattoir si l'inter-contrat dure trop longtemps. Valeur ajoutée de ce type de SSII purement égale à 0.

Et puis, il y a de grandes SSII qui sont structurées, qui ont de vraies méthodologies, qui réalisent des projets variés, au forfait, dans lesquelles on n'est pas qu'un n°. J'ai passé 10 ans dans l'une d'entre elles (Capgemini, où je suis rentré en sortant d'école, et que j'ai quitté aujourd'hui), et je mesure tout ce que cette expérience m'a apporté : travailler dans des contextes variés, sur des technologies variées, des projets d'envergure, une vraie méthodologie, un apprentissage de ce qu'est vraiment la qualité, des formations, de la rigueur, un contexte où l'on aimait le travail bien fait. Un environnement dans lequel j'ai vu également beaucoup d'autres personnes s'épanouir dans leur job, prendre des responsabilités (même très jeune), tester plusieurs voies avant de trouver la leur (gestion de projet, architecture technique, expertise fonctionnel..). Alors oui, ça bosse beaucoup, les projets s'enchainent rapidement, les changements de clients/domaines sont fréquents. Mais c'est très formateur ! Il est vrai que les salaires ne sont en général pas très bons - même si mon expérience m'a montré que les gens bosseurs et pas trop à coté de leurs pompes arrivaient toujours à coller +/- au prix marché. En synthèse : une véritable école que je conseillerais à beaucoup de jeunes ingénieurs, un tremplin pour ceux qui sauront en tirer le meilleur.

Alors voila, faisons attention à ne pas tout mélanger.

Nico
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Il n'y a que des SSII

de tof75000 , posté le 16 aout 2009 à 23h14
C'est assez amusant de prendre comme exemple Cxxxxmini et l'ériger en modèle ... alors que cette entreprise est a mettre avec le premier lot !
Pourquoi l'avoir quitter si vous y étiez si bien ? Les temps changent cette entreprise n'est pas celle décrite plus haut :
- "méthodologie" ? tout dépend du projet, du chef de projet ... à la tête du client donc.
- "où l'on aimait le travail bien fait" ? on aime le travail vite fait surtout. Principe OTACE !!
- "prendre des responsabilités (même très jeune)", là oui, pour une raison de "coût" de la main d'œuvre principalement, on donne une "responsabilité" plus facilement qu'une augmentation
- "tester plusieurs voies", comme si on avait le choix des missions "proposée" ... on est envoyé au charbon selon les besoins !
- "les changements de clients/domaines sont fréquents" tu devais être en province alors, parce que sur l'IDF les agences sont sectorisés par clients/domaines et donc on n'en change pas par définition :) sauf à demander une mutation ...
- "mon expérience m'a montré que les gens bosseurs et pas trop à coté de leurs pompes arrivaient toujours à coller +/- au prix marché" ah bon ? moi mon expérience m'a montré le contraire. les gens bosseurs et qui aiment leur travail sont tellement accaparé par leurs missions qu'ils en deviennent des esclaves et bien sous-payés au vu du travail accomplit ! ce sont plutôt les glandeurs qui passent leur temps à se plaindre et a menacer de démissionner (le seul pouvoir du salarié pour avoir une augmentation) qui ont des salaires qui collent au marché ;)

En synthèse, cette entreprise n'a qu'une logique purement financière, le cadre y est un simple employé (une ressource), vendue comme un produit, comme dans toutes les SSII !
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SSII

de gem75 , posté le 20 aout 2009 à 23h28
Sans m'attarder, je travaille chez CxxGxxxxx depuis 8 ans (en région parisienne), et je confirme à 200% ce que dit tof75000.

Globalement, si le projet est gros, on apprend des choses car l'on travaille avec des personnes qui ont de la bouteille.
Par contre, sur de plus petits projets, c'est souvent n'importe quoi (pas de méthode car pas le temps, chef de projet trop jeune car moins cher, et j'en passe).

Et surtout, la priorité N°1 :
Faire de l'argent, bosser rapidement pour le moins cher possible, en essayant d'entuber le client sans qu'il s'en aperçoive.
La pseudo qualité n'est là que lorsque le client voit le poteau rose et menace de pénalité ou procès (je dis cela en connaissance de cause, je suis en plein dedans ...)

Les jeunes qui sortent d'école d'ing, ne vous laisser pas berner par les beaux discours des recruteurs (respect ...), quelle que soit la SSII vous ne serez considéré que comme de la viande.
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La généralisation ne veut rien dire

de SSII-fred , posté le 26 aout 2009 à 17h12
Je suis un peu perplexe face à ces tirades vindicatives...
Je viens du monde SSII et j'en ai fait quelques unes (grosses, en trois lettre commençant par un I, celle citée et d'autres...).
J'ai été collaborateur comme on dit, puis j'ai changé pour passer en structure, comme l'on dit aussi, puis au commerce.
Tout d'abord, je ne comprends pas pourquoi on oppose systématiquement projet et régie. Comme si la seule activité noble était le projet et le reste ne s'adressait qu'au moins que rien. J'ai fait beaucoup de missions en régie bien plus passionnantes que des projets. On confond trop facilement le mode de contractualisation et le mode de réalisation car même lorsque l'on est en régie, on intervient souvent dans le cadre d'un projet.
Ensuite, pour ce qui est de la relation entre le commercial et le collaborateur, c'est avant tout un question de relations humaines... Il y a des c*** partout (autant chez les uns que chez les autres). Il faut cependant se rappeler d'une chose : beaucoup de commerciaux qui sont aujourd'hui en poste ont commencé dans le début des années 2000, tout frais sortis de l'école, dans un contexte où il suffisait d'envoyer un CV par fax ou mail pour signer une mission. Certains se sont crus bons, voire excellent. Pourtant, aucun d'entre eux n'a jamais fait un acte de vente. Une vente commence quand le client dit non, avant ce n'est qu'une réponse à une demande d'achat...
Et ces commerciaux sont aujourd'hui des managers de BU qui doivent former leur jeunes "vendeurs", catastrophe...
Heureusement, tous ne sont pas comme ça.

Mais il faut aussi que certains collaborateurs remettent les pieds sur terre. Je me souviens de ces années 2000 où je faisais passer des entretiens d'embauche à de jeunes diplômés en nouvelles techno qui me demandait un salaire à peine inférieur au mien (j'avais presque 15 ans d'expérience à l'époque) sous prétexte que la demande était forte... Du grand n'importe quoi.
Si on veut profiter de la loi du marché, il faut en accepter toutes les règles : je gagne de l'argent quand ça va bien et j'accepte d'en gagner moins quand ça va mal. Mais on ne peut pas demander d'en gagner beaucoup quand ça va bien et de continuer à en gagner autant quand le marché se retourne.

Quoi qu'en pensent certains, les SSII sont nécessaires. Et il y en a qui sont très bien, c'est même la majorité.

Et les bons s'en sortent toujours, quoi qu'on en disent aussi...
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vie dans une SSII

de acssi , posté le 19 octobre 2010 à 19h10

Je suis tout à fait d'accord.
On ne peut faire carrière dans une SSII.
On apprend pas grand chose. On travail comme des esclaves. Ils se font de la MARGE sur le dos des consultants et du client mais au final c'est 0.00% d'augmentation, pas 1 centime d'augmentation. Les SSIIs sont des escrocs, négriers...
Oubliez les RH dans les SSII, il y en a pas. Il n'existe aucun suivi de carrière.
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Certes !

de esquissse , posté le 12 aout 2009 à 08h54
Certes pour certaines personnes l'épanouissement est au rendez-vous pour d'autres ce n'est pas le cas. Il ne faut surtout pas oublier que dans une SSII il y a le manager, les cadres et la manutention.
Evidemment, tout dépendra essentiellement du rôle que tient le manager et comment il gère ses équipes au quotidien. Pour lui quoi qu'il arrive il touchera le pactole, les cadres auront toujours des missions diverses et variées ce qui leur permet de travailler sur de nombreux projets, mais il ne faut pas oublier notre bleusaille de techs, que fait-elle dans une SSII, hélas bien trop souvent exploitée et a qui l'on voit tous les défauts du monde.

manager : tu es arrivé 5 minutes en retard tous les jours depuis la semaine dernière,
bleusaille : oui mais la semaine d'avant j'ai quitté à 23 heures de chez le clients pour son problème de ......
manager : certes mais il faut arrivé à l'heure tous les jours c'est la règle !
bleusaille : à quel moment pourrai-je récupérer mes heures ?
manager : quand tu arriveras à l'heure.

Voilà le type de discours que j'ai plusieurs fois entendu et dont je me serai bien passé. En tant qu'ingénieur, extérieure à la situation, mon regard m'a permis de remarquer que ce genre de traitement était mené monnaie courante au sein des équipes de techniciens.
Du coup je comprends que certains puissent dénigrer leur SSII et il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas qu'une catégorie de professionnelles dans une SSII.
Fort heureusement, il est vrai qu'une SSII reste une grande opportunité de faire ses armes avec de nombreux projets variés et elle reste un bon tremplin pour lancer sa carrière ; il faut juste avoir du cran, de l'énergie et savoir partir par la grande porte à tant sous peine d'y rester bloqué de nombreuses années et de développer une névrose suicidaire.
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...2 précisions

de jacques77001 , posté le 12 aout 2009 à 10h42
2 réactions par rapport à ton message :

- Les salaires des managers, les "pactoles" comme tu les appelles : je ne fais pas de généralités, j'en suis bien incapable. En tout cas, d'après mon expérience, je peux confirmer que les salaires des managers dans la SSII à laquelle j'appartenais n'étaient pas gigantesques par rapport au marché. J'ai connu un directeur de centre de compétences avec 300 personnes sous ses ordres, de fortes responsabilités, des horaires extensibles, un stress important, des clients difficiles, des objectifs ambitieux sur les résultats (financiers)... qui gagnait le même salaire qu'un de ses camarades de promo qui lui bossait chez un client final, responsable opérationnel pépère d'une équipe de 40 techniciens, sans aucun stress au quotidien, des journées 9h/18h, pas trop de pression sur les résultats... Donc là aussi, démystifions un peu !

- 2ème point : "savoir partir par la grande porte à temps". Oui et non. Là aussi, je me base sur mon expérience. J'ai vu nombre de personnes partir après 2 ou 3 ans en se disant, ça y est, j'ai fait le parcours "SSII", maintenant je vais être petit chef de projet chez un client final. 10 ans après, ils sont toujours au même stade. Et j'ai vu qques personnes s'accrocher, prendre des responsabilités, accepter d'être un peu moins bien payé peut être que ce que le marché aurait pu leur offrir, et partir après une dizaine d'année avec un super CV (responsabilités, nb de projets faits, nb de contextes/clients vus, nb de situations difficiles affrontées), et là, oui, ils ont vraiment fait la culbute, postes à fortes responsabilités (direction, ...) loin devant leurs camarades des premières années.

Encore une fois, ce n'est qu'une expérience perso, dont il ne faut pas faire de généralités. Il est vrai que tout dépend de l'unité / des managers avec lesquels on tombe. Et surtout, comme je l'expliquais dans mon message précédent, pour moi, il y a 2 métiers différents : la SSII "régie/viande" (dans laquelle vous n'aurez jamais l'impression d'appartenir à cette boîte, son identité, ses méthodes...) et la SSII dans laquelle vous ferez à 90% des forfaits, avec sa méthodo, ses experts, ses managers, sa manière de gérer, ...
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Notetonentreprise

de NoteNote , posté le 13 novembre 2010 à 15h53
=> note ton entreprise : puis lisez les retours de ss2i ^^
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