![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Alléchante promesse que celle de l'éditeur de bases de données open source Ingres. En s'alliant à Vectorwise, une entreprise issue de l'institut de recherche néerlandais CWI (Centrum Wiskund & Informatica), la société américaine prévoit en effet de mettre prochainement sur le marché une technologie innovante qui devrait décupler la puissance de calcul d'un SGBD par rapport aux bases de données traditionnelles. Et ainsi permettre pour la première fois à un logiciel de profiter de la croissance exponentielle des microprocesseurs, selon la fameuse loi de Moore qui veut que la puissance de ceux-ci double chaque année.
« L'objectif de ce projet, c'est de casser la barrière entre le logiciel et la hardware, explique Eric Soares, vice-président pour l'Europe du sud chez Ingres. Hormis les systèmes d'exploitation, peu de logiciels ont su se réadapter pour tirer parti de la puissance des microprocesseurs », ajoute t-il.
Le principe de fonctionnement du futur produit Ingres-Vectorwise est basé sur le modèle déjà éprouvé du stockage vertical, où les données sont rangées sous forme de colonnes, plutôt que de lignes. Ce qui autorise une plus grande vitesse de lecture et un meilleur taux de compression (1). Par ailleurs, Ingres et Vectorwise s'appuient sur un traitement vectoriel des données qui permet de traiter simultanément plusieurs enregistrements de même type. Résultat : l'algorithme du moteur de base de données n'utilise ainsi que la mémoire cache. Cette technique est consommatrice de mémoire vive, mais avec l'augmentation de la capacité de traitement des microprocesseurs, les plates-formes matérielles standards devraient être parfaitement adaptées.
Des tests menés sur une architecture Intel Xeon 5500, en partenariat avec le fabricant américain de microprocesseurs, laissent ainsi présager que la puissance de traitement de cette nouvelle base de données sera dix fois supérieure à ce qu'il est actuellement possible de faire. « 100 millions de transactions pourront être réalisés en quelques secondes, avance Eric Soares. Alors qu'un Excel montre ses limites au delà de 60 000 lignes et où les calculs ne sont plus forcément justes, la mise en œuvre cette nouvelle base de données devrait permettre d'absorber de grands pics d'information », poursuit-il.
Publié sous licence GPL, le nouveau produit qui sera intégré à la gamme existante d'Ingres se révèlera particulièrement adapté à un datawarehouse départemental, par exemple, ou pour une société qui n'aurait pas les moyens d'investir dans une solution de type Teradata, selon l'éditeur. Toutefois, quelques réserves sont à émettre quant au succès que pourrait rencontrer un tel produit. Jean-Pierre Zuate, consultant indépendant en bases de données Ingres et gérant de la société La Fage Conseil, témoigne : « Vectorwise est intéressant. Cela confirme que le SGBD d'Ingres n'est pas mort. Cependant, il va être très difficile de faire rentrer une telle technologie chez un client d'Ingres, même s'il est ancien. Les clients n'ont pas de visibilité sur ce type de nouveau produit. On a pu le voir récemment avec l'offre décisionnelle Icebreaker qui n'a pas vraiment su convaincre. Pour percer, il faudra que des SSII ou des indépendants se penchent sérieusement sur Vectorwise et l'appuient ».
(1) D'autres moteurs de bases de données utilisent également le stockage en colonnes comme Sybase IQ, Vertica ou encore BigTable, la base de Google.
















