![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












NetApp vient d'annoncer la première gamme de produits de stockage native Fibre Channel sur Ethernet (FCoE) du marché, grâce à l'adaptateur « convergent » 8152 de QLogic embarqué dans ses gammes FAS et VSeries. NetApp revend en fait en OEM ces adaptateurs, rebaptisés Unified Target Adapter for Host Connectivity. L'adaptateur offre à la fois une connectivité Fibre Channel (FC) et FCoE et peut être ajouté aux baies existantes FAS 3000, FAS 3100, FAS 6000, FAS 2050, V6000 et V3100. Les pilotes pour l'adaptateur sont les mêmes aussi bien pour FC que pour FCoE, aucune modification n'est donc nécessaire pour le système d'exploitation. Selon NetApp, ces baies seraient disponibles dès ce mois d'août, mais il nous a été impossible de vérifier l'information. A terme, elles pourraient aussi être compatibles iSCSI.
NetApp a également passé un accord avec Brocade, pour revendre ses commutateurs FCoE 8000, ses adaptateurs CNA 1020 ainsi que la nouvelle lame dédiée au commutateur cœur de réseau DCX, prévue pour septembre. Rappelons que NetApp revendait déjà les commutateurs concurrents de Cisco, Nexus 5000, également compatibles FCoE. Pour bâtir une SAN FCoE, les utilisateurs des baies NetApp peuvent donc soit faire tourner nativement le FCoE grâce à l'adaptateur QLogic soit se connecter aux commutateurs de Cisco ou de Brocade.
Pour NetApp, être le premier n'était pas une fin en soi. Mais le constructeur, face à un leader, EMC, qui vient de lui souffler DataDomain et qui le nargue dans le domaine des infrastructures virtuelles, devait prouver sa capacité à embrasser le SAN à la sauce FCoE, annoncé comme le socle de stockage incontournable des infrastructures de demain. NetApp participe fortement à la ratification de ce nouveau protocole de stockage depuis le début. L'arrivée de ces premières baies est en tout cas une étape importante dans l'histoire du FCoE. Le stockage natif FCoE est la dernière brique pour obtenir des infrastructures serveurs-stockage FCoE de bout en bout.
Reste à savoir si les clients sont prêts pour cette grande migration. Très peu d'entre eux y sont déjà, hormis des précurseurs férus de « data center unifié ». Quoi qu'il en soit, le moment pourrait être bien choisi. L'utilisation intensive de la virtualisation et du 10 gigabit Ethernet dans les centres de données entraîne de nouveaux besoins, pour lesquels le FCoE semble être une réponse.
Pourtant, le Fibre Channel sur Ethernet ne va pas de soi. Poussé fortement, surtout par Cisco au départ, ce protocole a longtemps divisé l'industrie. Certains ont vu d'un mauvais œil ce nouveau concurrent du Fibre Channel, voire de l'iSCSI. Même Brocade, qui en est depuis devenu un fervent supporter, mettait en garde au départ contre les risques d'une migration vers un Ethernet de nouvelle génération. Ces réticences étaient justifiées. Le FCoE ne fonctionne pas avec un Ethernet standard, puisqu'il requiert le protocole Datacenter Ethernet (DCE) à 10 Gigabit. Il nécessite des adaptateurs spécifiques (CNA) et n'est pas routable. Il faut en effet recourir à un protocole supplémentaire (comme FCIP) pour pouvoir effectuer un routage.
Certains lui préfèrent donc l'iSCSI – déployé par le biais d'adaptateurs logiciels, facile à déployer et routable – ou comptent encore sur le Fibre Channel standard. D'ailleurs, la prochaine génération de ce dernier (16 Gbit/s), prévue pour 2011, est à priori toujours sur les rails. Mais, comme le précise Nick Triantos, consultant en ingénierie système chez NetApp, sur son site, « la FC 16 Go va effectivement exister, mais la grande question est de savoir quel sera son taux d'adoption par rapport à celui de la FCoE. Tout cela reste à voir ».
A l'inverse, le FCoE apporte un grand nombre d'avantages. Selon NetApp, il consolide les entrées-sorties en garantissant la cœxistence des différents types de trafic sur le même fil, ce qui permet de limiter et de simplifier le câblage, de réduire le nombre d'adaptateurs requis pour chaque hôte et de diminuer les besoins en énergie.















