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La direction d'Altran assignée en référé par des salariés de Toulouse

Des collaborateurs de la société traînent leur direction en justice pour suspendre le plan de départs volontaires, jugé incomplet.

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Le 17 septembre prochain, le tribunal de grande instance de Toulouse donnera son verdict : acceptera-t-il de suspendre l'exécution du plan personnalisé de départs volontaires (PPDV) d'Altran Technologies, comme le réclament des salariés de Toulouse* ? Par l'intermédiaire de son avocat, Me Jean-Marc Denjean, le comité d'établissement du site toulousain de la SSII, qui a assigné en référé la direction du groupe, a déclaré à l'agence Associated Press qu'il réclamait la suspension de ce plan qui concerne 500 postes, dont plus d'une cinquantaine dans le Sud-Ouest. « Il n'y a aucune volonté de la part d'Altran de sauvegarder au maximum l'emploi, a-t-il déclaré. Pour lui, il ne comporte « aucune mesure de reclassement interne ni même aucune information sur les possibilités d'évolution et de reclassement au sein de l'entreprise ».

Irrégularités dans la procédure d'information du CE

L'avocat souligne en outre des vices dans la procédure. Le CE n'aurait pas été « régulièrement informé et consulté » comme le prévoient les dispositions légales. Rappelons que les consultations des instances représentatives du personnel d'Altran pour mettre en place ce plan de départs volontaires ont débuté fin juin. Le plan fait partie d'une série de mesures prises par la direction pour faire face aux difficultés rencontrées dans ses activités automobiles, particulièrement affectées par la crise.
*Article modifié le 20 août 2009. Contrairement à ce que notre formulation pouvait laisser entendre, tous les salariés du groupe Altran n'ont pas assigné en justice la direction. En effet, si le comité d'établissement de Toulouse réclame la suspension du plan, le comité central du groupe lui l'a accepté.
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Avis sur «La direction d'Altran assignée en référé par des salariés de Toulouse»

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vendeur de viande

de nico__ , posté le 20 aout 2009 à 10h38
Altran est un vendeur de viande, rien de nouveau
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"Salariés" - Le choix d'un terme et ses implications.

de Vivement_les vacances , posté le 20 aout 2009 à 11h44
"Salariés" - Le choix d'un terme et ses implications.

" La direction d'Altran assignée en référé par des SALARIES ... "

L'emploi du terme "salarié" fait ressortir le coté onéreux de la personne. Le salarié touche un salaire, l'entreprise doit le payer. Le "salarié" coute de l'argent à l'entreprise. C'est une charge financière.

Peut-être pourrait-on employer le terme "travailleur" ? Le travailleur réalise un travail, il fait des efforts. Le "travailleur" apporte son énergie, son savoir-faire et son intelligence à l'entreprise. C'est un atout.


Le choix des mots dans un article de presse n'est pas anodin : on choisira un mot plutôt qu'un autre selon la caractéristique que l'on souhaite mettre en évidence.

D'ailleurs, vous avez peut-être remarqué : lorsqu'une entreprise embauche une personne, elle prétend "embaucher un collaborateur". Le mot "collaborateur" a un coté positif*, car le collaborateur aide à réaliser le labeur.

Plus tard, lorsque l'entreprise se débarasse de cette même personne, l'entreprise prétend "licencier un salarié". Le mot "salarié" a un coté négatif, car le salarié coute un salaire.

Ainsi, le même être humain sera nommé différemment, selon l'image que l'on veut donner de lui.


* Sauf en France, pour des raisons historiques.
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pas tout à fait d'accord

de nico__ , posté le 20 aout 2009 à 11h56
Il y a bien ici de quoi nourrir un débat inutile : le mot "salarié" désigne une personne employée par une entreprise qui, si tout se passe bien, investit dans cette personne (à travers le salaire) mais reçoit en compensation des bénéfices, produits par le salarié. Si le salarié est un minimum compétent et bien dirigé il n'est pas une "charge" pour l'entreprise mais bel et bien un moyen de gagner de l'argent. "Travailleur" peut désigner n'importe quoi, à commencer par un bon gros cliché communiste.

Pour finir ce brillant exposé, le mot "collaborateur" n'a rien de péjoratif en France : ce serait plutôt le mot "collabo", abréviation de "collaborationniste", rarement utilisé de nos jours certes.
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Vider le stock

de kilren , posté le 20 aout 2009 à 13h45
Comme dans l'ensemble des SSII, chez Altran, la représentation la plus commune n'est ni travailleur, ni salarié, ni employé, ni même collaborateur mais simplement celle de "Ressource".

Des "Ressource" que les SSII louent à leur client.

Comme pour les autres ressources en période de crise il convient de vider le stock...
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Précisions

de Vivement_les vacances , posté le 20 aout 2009 à 15h45
Je suis entièrement d'accord avec vos propos concernant la définition du salarié et de la relation liant celui-ci à l'entreprise.


Si vous le permettez, je précise mon message initial.

Il existe plusieurs termes pour désigner une personne travaillant dans une entreprise :
- un salarié
- un employé
- un travailleur
- un agent (de la Police Nationale, par exemple)
- un membre du personnel
- un collaborateur
- ...

Pour rédiger notre article de presse, lequel de ces termes allons-nous sélectionner ?

Le mot « salarié » contient la racine du mot « salaire ».
Si nous choisissons le mot « salarié », nous mettons en avant le fait que la personne touche un salaire, qu'elle coûte de l'argent à l'entreprise.

Le mot « travailleur » contient la racine du mot « travail ».
Si nous choisissons le mot « travailleur », nous valorisons le fait que la personne réalise un travail, qu'elle est active.

Ensuite, à nous de voir. Quelle caractéristique souhaitons-nous mettre la plus en avant dans notre article de presse ?
Pour souligner que le membre du personnel coûte de l'argent, nous utiliserons plutôt le mot « salarié ».
Pour souligner que le membre du personnel fait des efforts, nous utiliserons de préférence le mot « travailleur ».

Mon propos portait sur le choix d'un terme, en fonction de ses connotations.

Voilà. :-)


PS : Concernant le possible côté péjoratif du terme « collaborateur » en France :
le dictionnaire français « Le Petit Larousse - Grand Format - année 2002 » donne deux définitions au terme collaborateur. La deuxième étant : « Histoire - Personne qui pratiquait la collaboration avec l'occupant allemand. »
Ceci étant, il peut exister d'autres dictionnaires où cette définition est absente.
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OK

de nico__ , posté le 20 aout 2009 à 17h36
Voici la définition Wikipedia qui nous met tous les deux d'accord :

"La collaboration désigne le soutien apporté par différents pays occupés aux forces d'occupation du Troisième Reich. Cela a pu se faire par le biais de gouvernements en place, comme en Norvège ou en France, d'administrations obéissant aux autorités d'occupation nazies, de partis politiques et de journaux favorables aux nazis, ou encore d'initiatives privées (dans l'entreprise, le monde de l'art et du spectacle, etc.).

Le collaborationnisme va au-delà de l'acte de la collaboration. Ce terme désigne le soutien de principe, l'apologie et la promotion de la collaboration sur tous les plans, y compris l'alliance militaire. Il comporte une adhésion idéologique aux formes locales ou allemande de nazisme."

Bonnes vacances
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pas etonnant

de ex-Altran , posté le 21 aout 2009 à 09h26
altran est un vendeur de viande de la pire espece.
Donc qu ils cherchent a se debarasser du maximum d intercontrat (si possible des "vieux" (> 35 ans) qui coutent cher), ca n a rien d etonnant.

J espere simplement qu une fois la situation economique retablie, ils (altran et autre syntec) viennent pas une fois de plus jouer les pleureuse en disant qu ils ne trouvent personne a embaucher
Mais ca, c est du domaine du reve

PS: pour ceux qui öe lise et qui sont encore etudiant:
1) eviter les SSII comme la peste
2) si vous le pouvez, essayer d avoir un diplome autre que purement informatique, ca vous permettra de vous faire embaucher ailleurs que dans ce domaine (ou alors, apprenez l hindi ;-))
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Les salariés???

de Fan du CE , posté le 02 septembre 2009 à 18h37
Ce ne sont pas "les salariés" qui ont refusé le plan mais le CE qui sans concertation a pris sa décision pénalisant ainsi certaines personnes qui auraient pu partir avec une somme non négligeable.
D'autre part, ce CE n'a pas pris la peine de justifier auprès des salariés sa décision.

Plus qu'à attendre un plan de licenciement et on aura tout gagné... Merci le CE de ton aide!

Deusio: Altran n'est pas une SSII car ne travaille pas que dans l'informatique.
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Mr. salarie d'altran

de BFC , posté le 07 septembre 2009 à 14h46
Vider les stocks humaines!!! Ca c'est bonne politique!!!!et pourquoi pas un plan social!!!!
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