Le nombre d'offres d'emploi dans l'informatique dégringole de 42 %
En juillet 2009, le volume d'annonces destinées aux informaticiens et confiées à l'Apec a chuté de 42 % par rapport à l'an dernier.
Le marché de l'emploi continue de se dégrader. En témoignent les dernières prévisions de l'Apec, pas réjouissantes. En juillet dernier, 18 780 offres ont été confiées à l'Apec, toutes catégories confondues, soit un recul de 31 % par rapport à juillet 2008. De quoi confirmer le repli observé depuis le début de l'année : avec près de 132 050 offres d'emploi de cadre publiées sur cette période, la baisse atteint 30 % par rapport aux sept premiers mois de l'année 2008.
L'informatique n'échappe pas à la règle, avec, en juillet, une chute de 42 % (4 772 offres) par rapport à l'année précédente. Derrière les services techniques, cette fonction est même la deuxième catégorie la plus affectée par l'effondrement des offres. Depuis le début de 2009, leur volume a baissé de 38 % (36 280 offres). On en oublierait presque que, ces quatre dernières années, les annonces de l'Apec réservées aux informaticiens ont progressé de plus de 30 %.
Quasiment toutes les fonctions sont concernées par le repli
En dehors de la direction informatique, dont le volume d'offres restreint (392) a crû de 47 % depuis le début de l'année, c'est l'ensemble de la fonction qui est concerné par ce repli. A titre d'exemple, l'informatique de gestion (chefs de projet, ingénieurs d'étude, analystes, etc.) a vu ses annonces chuter de 44 %, les catégories « exploitation, maintenance » (responsable d'exploitation, ingénieur qualité logiciel, etc.) et « systèmes, réseaux, données » (responsable système et réseau, architecte technique, consultant sécurité, etc.), de 40 %.

Avis sur «Le nombre d'offres d'emploi dans l'informatique dégringole de 42 %»
Pas très étonnant...
de
tiffy76
, posté le 20 aout 2009 à 12h02
Les chiffres ne sont pas très étonnants. Les informaticiens font partie de ce qu'on appelle les "improductifs", et c'est sur cette catégorie qu'on tape en premier en cas de crise.
De plus, dans un contexte de crise, la plupart des entreprises choisissent de geler les investissements, donc notamment les chantiers informatiques.
Les principaux employeurs (les SSII), vont attendre d'y voir plus clair avant de reprendre les embauches.
La bonne nouvelle, c'est que justement en France le métier est très "SSIIsé", et du coup les embauches peuvent revenir preque aussi vite qu'elles avaient disparu.
De plus, dans un contexte de crise, la plupart des entreprises choisissent de geler les investissements, donc notamment les chantiers informatiques.
Les principaux employeurs (les SSII), vont attendre d'y voir plus clair avant de reprendre les embauches.
La bonne nouvelle, c'est que justement en France le métier est très "SSIIsé", et du coup les embauches peuvent revenir preque aussi vite qu'elles avaient disparu.
OffShore
de
Ssii
, posté le 20 aout 2009 à 16h25
Pas étonnant ces chiffres, vu la pression exercée par les clients et les actionnaires des SSII pour offshoriser un maximum de projets dans le but de maximiser les profits et la marge.
Par exemple, Cap gemini qui se présente comme une ssii française est en fait une ssii indienne avec 20000 ingénieurs en inde, soit le tiers des effectifs. Du coup les autres suivent, la mode est à la marge opérationnelle, les PDG des SSII font une compétition sur ce chiffre sur le dos de leurs salariés.
Par exemple, Cap gemini qui se présente comme une ssii française est en fait une ssii indienne avec 20000 ingénieurs en inde, soit le tiers des effectifs. Du coup les autres suivent, la mode est à la marge opérationnelle, les PDG des SSII font une compétition sur ce chiffre sur le dos de leurs salariés.
fini les offres bidon ?
de
bj33
, posté le 20 aout 2009 à 17h34
On peut supposer qu'un certain nombre d'offres d'emploi "bidon" qui apparaissent régulièrement font les frais de la "crise". mais il est vrai aussi que l'informaticien est devenu une variable d'ajustement comme d'autres....
Rien de neuf
de
loveuser
, posté le 21 aout 2009 à 07h43
Pourquoi devenu ? les salariés de ssii, les interimaires ont toujours servi de variable par tous temps...
non et oui
de
loveuser
, posté le 21 aout 2009 à 07h41
Le qualificatif d'improductifs est dépassé, les informaticiens travaillent sur des projets qui rapportent à l'entreprise et des projets à valeur ajoutée : d'accord avec votre remarque sur les ssii.
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