La majorité des recruteurs de la high-tech se renseigne grâce aux réseaux sociaux
Selon une étude de Harris Interactive, aux Etats-Unis, près de la moitié des employeurs étudient le profil des candidats sur les sites communautaires. Dans l'informatique, ils sont même 63 %.
01net.
le 24/08/2009 à 15h12
Selon Harris Interactive, aux Etats-Unis, près de la moitié des employeurs étudient le profil des candidats sur les sites communautaires. Et dans l'informatique encore plus qu'ailleurs. Pour en savoir plus sur un postulant, rien de tel qu'un petit détour par Facebook, LinkedIn, MySpace ou Twitter. Une étude réalisée en juin dernier par l'institut d'études auprès de 2 667 recruteurs et professionnels des ressources humaines pour le portail d'emploi CareerBuilder.com révèle que 45 % des employeurs outre-Atlantique ont désormais ce réflexe, contre seulement 22 % l'an dernier. Et, parmi ceux qui n'ont pas encore franchi le pas, 11 % ont l'intention de s'y mettre. Sans surprise, c'est dans la high-tech, particulièrement aguerrie à l'utilisation des nouvelles technologies, que les recruteurs ont le plus adopté ces outils (63 %).
Vers quels sites se tournent-ils ? D'abord vers un réseau social non professionnel, Facebook, utilisé par 29 % d'entre eux. Mais aussi vers LinkedIn (26 %), MySpace (21 %), les blogs (11 %) et Twitter (7 %). Et, visiblement, cela peut payer : 18 % des employeurs ont indiqué avoir sélectionné des candidats grâce aux informations trouvées sur des réseaux sociaux. La personnalité du candidat, ses compétences professionnelles, sa créativité, son aptitude à communiquer, etc. sont autant de données précieuses pour mieux cerner une éventuelle recrue.
Les candidats sous haute surveillance
« Le réseautage en ligne est un bon moyen de se créer des contacts pour glaner des opportunités d'emploi et pour promouvoir son image sur le Web », explique Rosemary Haefner, vice-présidente des RH à CareerBuilder, dans un communiqué. « Les candidats doivent s'assurer qu'ils utilisent bien ces ressources à leur avantage en véhiculant une image professionnelle et en mettant en avant leurs compétences », précise-t-elle.
Reste que, dans les faits, s'exposer est toujours risqué. Pour preuve, 35 % des recruteurs sondés ont indiqué avoir écarté des candidats après s'être renseignés sur ces sites. Ce sont d'abord des « photographies ou des informations provocantes ou déplacées » et des « contenus faisant référence à l'alcool ou la drogue » qui les ont interpellés mais aussi des critiques sur un ancien employeur, des collègues ou des clients. Candidats, vous êtes sous haute surveillance !