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Marchant dans les pas de certains hébergeurs et opérateurs comme Colt ou T-Systems, Amazon s'invite à la table du cloud computing sécurisé en proposant son propre service Amazon Virtual Private Cloud (VPC).
Cette infrastructure virtuelle va permettre au sein du cloud d'Amazon de créer un parc de machines virtuelles, ainsi qu'un réseau local isolé, auquel on aura accès par l'intermédiaire d'une connexion sécurisée de type VPN. Elle ressemble de près au module Secure Data Connector que propose Google pour son service App Engine. A un niveau technique encore plus fin, puisque le service semble être largement paramétrable et va bien plus loin qu'un service d'authentification SSL.
En particulier, l'offre permettra de spécifier une liste d'adresses IP ayant accès à cette ressource déportée afin de garantir un maximum de sécurité. Le service tirera également parti de toute la variété des protocoles IPsec. On l'aura compris, Amazon Virtual Private Cloud étendra à la demande l'infrastructure physique d'une entreprise dans le nuage pour quelques centimes par heure.
Car c'est encore un modèle économique à la carte que propose le libraire, divergeant largement des méthodes de facturation traditionnelles des hébergeurs même de type cloud. « C'est une véritable révolution dans le domaine et la traduction d'un nouveau modèle informatique vis-à-vis des acteurs traditionnels », s'enthousiasme Pierre-José Billotte, président de l'association pour la promotion des solutions applicatives en ligne ASP Forum.
L'offre est d'autant plus intéressante pour les directions informatiques qu'elle permettra sans nul doute d'apaiser une partie des craintes liées à la sécurité des données portées dans un nuage informatique. Reste toutefois en suspens la question de la qualité de service que fournira Amazon. Sur le blog de GigaOM, Stacey Higginbotham pose évidemment la question de la sécurité du VPC d'Amazon et n'oublie pas de souligner que tout reste à faire pour s'imposer face aux services que développent actuellement IBM et Microsoft.
De son côté, Guillaume Ploin, directeur de l'innovation de SQLI, s'interroge : « Certes, cette offre va renforcer le lien entre le système d'information et le cloud mais il reste encore pour les utilisateurs le problème de l'identité de l'hébergeur. Qui sera prêt à faire confiance à Amazon comme à un hébergeur ou à opérateur ? »
Une partie de la réponse est déjà trouvée. Car il est certain que les utilisateurs de solution de virtualisation comme celle de Citrix ou de Vmware seront sans doute intéressés par cette infrastructure virtuelle à la carte. On flaire déjà quelques partenariats à venir entre les différents acteurs du secteur.
















