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Ontap 8, la prochaine génération du système d'exploitation qui équipe toutes les baies de stockage de Netapp commencera à être livré pour tests début septembre 2009. Sa disponibilité complète interviendra plus tard dans le dernier trimestre.
Netapp présente Ontap 8 comme une des clés du renforcement de sa position de fournisseur de solutions pour les déploiements de services informatiques en mode cloud. « Si ces dernières années la virtualisation des serveurs a constitué le grand moteur de l'évolution des infrastructures, cette technologie se banalise. Le cloud computing constitue le nouvel enjeu », explique Andreas König, le directeur Europe de Netapp.
Ontap 8 réalisera une promesse vieille de six ans : rassembler au sein d'un même code les fonctions des systèmes modulaires traditionnels de Netapp et le mode de fonctionnement distribué développé par Spinnaker, une jeune pousse rachetée fin 2003.
Aujourd'hui, il existe deux branches de systèmes d'exploitation chez NetApp. L'actuel Ontap 7 fonctionne sur des équipements de stockage classiques avec un nombre limité de contrôleurs et de disques. Ontap GX, hérité de Spinnaker, permet d'associer entre elles plusieurs baies de stockage (jusque 512 en théorie) pour constituer un système de stockage virtuel unique dans lequel le nombre de contrôleurs et de disques peut évoluer pour former des ressources de très fortes capacités. Cette architecture présente l'avantage d'une évolutivité bien plus importante et plus souple que les systèmes classiques, mais aussi d'une administration en un seul point de grands volumes de stockage. De nombreux autres fournisseurs sont engagés dans cette voie (EMC avec son concept Atmos, Isilon, Panasas, Exanet, HP avec Ibrix et Polyserve, etc.).
Ontap 8, outre son architecture en cluster, apportera un espace de nommage global, soit l'agrégation de plusieurs systèmes de fichiers dans une arborescence unique, une couche d'orchestration pour services Web, un mode de gestion en copropriété (multi-tenant en anglais, qui consiste à présenter une ressource mutualisée comme une série de ressources privées) et la capacité à créer des volumes de plus de 16 To, actuelle limitation des équipements Netapp.
Netapp n'a pas caché ces dernières années que l'intégration des deux codes s'avérait moins facile que prévu. A tel point que l'entreprise a fini par se résoudre à une réécriture complète pour agréger les fonctions de Spinnaker à Ontap. Une opération pas encore finalisée, puisque ce qui sera livré à la fin de l'année 2009 ne représentera qu'une première étape.
Par exemple, l'utilisateur devra choisir un mode de fonctionnement : Ontap 7 ou GX, il ne bénéficiera pas d'une totale transparence entre les modes de fonctionnement baie autonome et cluster. Il faudra attendre la fin 2010, et probablement un Ontap 8.1 ou 9 pour qu'apparaissent l'ensemble des fonctions.
Netapp a aussi présenté une nouvelle version de ses cartes accélératrices PAM (Performance Acceleration Module), équipées de mémoire Flash alors que la première génération recourait à de la RAM. Ces cartes PAM II disponibles en version 256 Go (à 40 000 dollars) et 512 Go (à 80 000 dollars) se connectent directement sur les contrôleurs des équipements NetApp et fonctionnent comme un cache supplémentaire qui augmente le nombre d'entrées-sorties et réduit les temps de réponse. Ces cartes éviteront à l'entreprise l'achat de disques Fibre Channel en fournissant un appoint de performances au niveau des contrôleurs, en amont de disques S-ATA bien meilleur marché.
Inspiré du vMotion de VMware, qui assure le déplacement à chaud de machines virtuelles entre serveurs physiques, Netapp va rendre disponible début 2010 StorageMotion, une extension logiciel de Ontap pour le déplacement à chaud de volumes de stockage entre baies, sans interruption de service. StorageMotion a été développé en réponse aux demandes de grands prestataires engagés dans les infrastructures cloud, comme l'allemand T-Systems.
















