Steria affiche une remarquable résistance à la crise
La marge opérationnelle de la SSII est quasiment stable au premier semestre 2009. La direction, prudente, prévoit des performances similaires au second.
Au premier semestre 2009, la société de services dirigée par François Enaud n'affiche qu'un très léger repli de sa marge opérationnelle à 6,9 %, contre 7,1 % l'année précédente au cours de la même période.
Selon son président, cette résistance est à mettre sur le compte du développement, depuis trois ans, d'un modèle de production distribué (centres de services), qui amortit la pression sur les prix, et du positionnement du groupe orienté secteur public et « utilities ». Un secteur peu sensible à la crise économique et générant environ 60 % des ventes de Steria.
Malgré tout, comme chez ses homologues nationaux, son chiffre d'affaires régresse fortement, avec un recul pro forma de 2,3 % à 805,4 millions d'euros, par rapport au premier semestre 2008.
Bonne nouvelle du côté de l'entité française (31 % du CA du groupe), en difficulté l'année dernière, et qui se trouve « à nouveau dans la course », selon les mots de son président. Le changement de direction et la simplification de l'organisation opérés à partir du mois d'octobre 2008 ont eu l'effet escompté. Comme l'atteste le gain par la SSII du plus gros contrat d'infogérance signé à ce jour dans l'Hexagone avec SFR (100 millions d'euros sur 4 ans). Mais ce nouvel élan n'apparaît pas encore dans les chiffres : l'entité française affiche une décroissance de 4,2 % de ses ventes sur le semestre.
Le Royaume-Uni tire son épingle du jeu
Par ailleurs, l'entreprise s'en sort beaucoup mieux au Royaume-Uni (40 % des revenus du groupe), où l'activité est tirée par l'intégration de la société Xansa (externalisation et BPO). Le chiffre d'affaires est quasiment stable outre-Manche hors effet de change.
La direction de la SSII se montre optimiste sur l'avenir, fort d'une reprise des commandes, en hausse de 5,8 % au second trimestre, qui fait oublier l'attentisme du premier. Prudente face à l'environnement fragile, Steria table néanmoins sur une marge opérationnelle similaire au second semestre à celle du premier.
Externalisation !!!
de
Haliway
, posté le 02 septembre 2009 à 10h15
C´est sur qu´en externalisant à tour de bras en Inde comme Cap Gemini, ils ne risquent pas d´avoir des problèmes. Inadmissible comportement face à la crise ...
Mais ça a du bon
de
sterianaute
, posté le 02 septembre 2009 à 10h27
C'est ce que l'on pourrait voire comme ça superficiellement. Mais ce qu'il faut voir c'est:
- c'est l'Angleterre plus que l'Inde qui aide en l'occurence en ce moment
- grâce à ces externalisation je ne suis pas au chomage. Et oui, la volontée de ne pas licencier en France à pu être réalisée grace à l'externalisation, alors.....
Il faut toujours mener une réflexion avant de poster.
- c'est l'Angleterre plus que l'Inde qui aide en l'occurence en ce moment
- grâce à ces externalisation je ne suis pas au chomage. Et oui, la volontée de ne pas licencier en France à pu être réalisée grace à l'externalisation, alors.....
Il faut toujours mener une réflexion avant de poster.
Ben voyons
de
S@m35
, posté le 02 septembre 2009 à 11h08
Ca a du bon, l'externalisation ? on reparle de ton poste dans 5 ans...
L'externalisation, au départ, ne concerne que les développeurs... puis... les architectes, chefs de projets...
En France, il restera qui ?
L'externalisation, au départ, ne concerne que les développeurs... puis... les architectes, chefs de projets...
En France, il restera qui ?
Les vessies pour des lanternes
de
presta
, posté le 04 octobre 2009 à 12h42
"...grâce à ces externalisation je ne suis pas au chomage", ça m'a tjours fait rire ce type de raisonnements raccourcis.
Certains métiers sont en train de disparaitre en France car la main d'oeuvre est moins chère en Inde et très compétente.
Il s'agit d'une volonté claire de Steria de réduire ses coûts de main d'oeuvre, alors "le maintien de l'emploi en France grâce aux économies dues à l'offshore, il faudra repasser...C'est une approche simple et impitoyable qu'on essaie de vendre comme avantageuse et salutaire pour l'emploi en France.
Certains métiers sont en train de disparaitre en France car la main d'oeuvre est moins chère en Inde et très compétente.
Il s'agit d'une volonté claire de Steria de réduire ses coûts de main d'oeuvre, alors "le maintien de l'emploi en France grâce aux économies dues à l'offshore, il faudra repasser...C'est une approche simple et impitoyable qu'on essaie de vendre comme avantageuse et salutaire pour l'emploi en France.
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