Devoteam limite la casse
La société a dévoilé des résultats semestriels conformes aux prévisions du début de l’année. Le contraste est néanmoins saisissant avec la belle performance réalisée en 2008.
01net.
le 03/09/2009 à 16h05
Le contraste est implacable. En 2008, Devoteam affichait une croissance organique de 17 % de son chiffre d'affaires sur l'année. Touchée elle aussi par la crise économique, la société de conseil et d'intégration d'infrastructures télécoms voit son activité décliner de 5 % en organique à l'issue de ce premier semestre 2009. Le chiffre d'affaires s'établissant à 228 millions d'euros. Des résultats cependant conformes à ce que prévoyait la SSII en ce début d'année. Explication : Devoteam est positionnée sur des métiers – le conseil surtout – à la volatilité forte. Ce qui lui garantit de belles croissances en période de forte demande, mais la rend sensible aux aléas économiques.
La société a néanmoins limité les dégâts. Comme beaucoup de ses homologues, Devoteam s'est concentrée sur la préservation de ses marges. « Nous avons anticipé la crise en limitant, depuis 12/18 mois déjà, le recrutement dans le back-office [support administratif, ndlr] et les équipes de production », rappelle Stanislas de Bentzmann. Elle s'est également détournée des contrats où le prix demandé par l'entreprise était incompatible avec ses ratios de rentabilité. Cette stratégie entraîne mécaniquement un effritement du chiffre d'affaires.
Pénalisé par l'intégration de Danet en Allemagne
En France, où la marge est quasi stable, elle est en net recul de 8 %. Pour l'ensemble du groupe, en revanche, la marge d'exploitation s'est tout de même tassée, s'élevant à 5,7 %, contre 8,2 % un an plus tôt. Devoteam est surtout pénalisée par ses filiales en Allemagne et en Europe du Sud. En Allemagne surtout, la SSII intègre la société Danet, un spécialiste des télécoms racheté au mois de janvier dernier, à un moment délicat.
Stanislas de Bentzmann ne prévoit pas d'amélioration significative des affaires au second semestre mais plutôt à l'horizon 2010. Même s'il constate une légère reprise dans certains secteurs jusque-là atones, comme la banque. Devoteam envisage un chiffre d'affaires annuel stable et un résultat opérationnel au-dessus de 6 points.