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L'informatique en nuages, VMware y croit et pas qu'un peu. « La virtualisation a commencé son parcours avec des promesses réduites : la consolidation, la réduction des coûts d'acquisition. Désormais, le cloud et la diminution des coûts d'exploitation constituent sa prochaine destination », a expliqué Paul Maritz durant la conférence d'ouverture du salon VMworld qui se tient à San Francisco jusqu'au 3 septembre 2009.
Particularité de la stratégie cloud de l'éditeur : pas question de devenir lui-même fournisseur de services, mais plutôt fournisseur de technologies auprès des fournisseurs de services, nuance. Arrivé tard sur un marché où des acteurs comme Amazon, avec EC2, ou Salesforce, avec Force.com, bénéficient d'une solide empreinte, VMware favorise donc les partenariats. Un an après avoir lancé son programme vCloud, plus d'un millier de fournisseurs de services auraient signé. Et les premières offres arrivent.
La plus spectaculaire se nomme vCloud Express, et Paul Maritz a reconnu du bout des lèvres qu'il visait à concurrencer EC2 d'Amazon. Il s'agit de fournir, surtout à une population de développeurs, des environnements virtuels sur un modèle très simplifié et rapide. L'utilisateur se connecte à un portail, fournit ses coordonnées ainsi que ses identifiants de facturation, et crée en quelques secondes un serveur virtuel taillé selon ses besoins. La différence avec le service Amazon ? vCloud Express étant basé sur vSphere, le nombre de systèmes d'exploitation certifiés compatibles sera plus important (y compris Netware, FreeBSD et... OS/2 !), les capacités d'extension mémoire aussi.
Cinq prestataires de services annoncent une offre vCloud Express, encore en version bêta (Terremark, BlueLock, Hosting.com, Logica, and Melbourne IT). Au sein de Terremark par exemple, un serveur virtuel équipé d'un processeur et de 1 Go de mémoire coûte 0,06 dollar par heure, somme à laquelle il faut ajouter le stockage (0,25 dollar le Go par mois) et d'éventuelles licences de système d'exploitation (33 dollars par mois pour un Windows Server 2008 32 bits avec un à quatre processeurs virtuels).
Pour des formes d'externalisation plus traditionnelles, VMware a mis en place au sein de son initiative vCloud un programme VMware Virtualized. Même si tout le monde évite de prononcer le mot de certification ou de label, il s'agit bien de cela : garantir aux clients que le déploiement de vSphere effectué par leur prestataire de services respecte l'état de l'art et leur permettra, avec un minimum d'aménagements, de déplacer des applications hébergées en interne vers un service cloud externe.
Contrairement à vCloud Express, les offres VMware Virtualized ne se limitent pas aux environnements de tests et de développement, mais visent réellement à la production au sein de clouds virtuels privés (VPC), un concept particulièrement en vogue ces jours-ci. Savvis (projet Spirit), Verizon (qui étend son offre Computer-as-a-Service vers son centre d'hébergement d'Amsterdam) et AT&T (Synaptic Hosting et Synaptic Storage-as-a-Service élaboré à partir du service Atmos d'EMC) ont tous trois présenté leurs offres dans ce domaine, toutes appuyées sur de multiples salles informatiques réparties dans le monde. Avec à la clé des garanties de disponibilité comparables à celles de l'hébergement traditionnel, des garanties de qualité de service et de nombreuses options de sécurité associées. En ce qui concerne l'intéropérabilité de ces divers clouds entre eux, les intervenants éludent la question. Dommage.
















