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Les équipementiers réseaux Nokia Siemens Networks (NSN) et Juniper Networks ont profité du Broadband World Forum Europe 2009 pour célébrer leurs noces dans l'Ethernet pour réseaux d'opérateurs. Les deux sociétés ont officiellement lancé la joint-venture qu'elles avaient pré-annoncée au mois de juin dernier. Baptisée sobrement Carrier Ethernet Solutions B.V, cette filiale commune sera basée à Amsterdam. Juniper en détiendra 60 % et NSN 40 %.
L'objectif de cette alliance est de fournir aux opérateurs des solutions Ethernet de bout en bout, depuis l'accès jusqu'à l'agrégation de cœurs de réseau. Côté accès, l'offre s'appuiera sur les commutateurs Ethernet de la série A de NSN. Côté agrégation, elle fournira les routeurs MX de Juniper. L'ensemble pourra être administré de manière unifiée par le logiciel Network Management System de NSN.
Ce mariage n'est pas une réelle surprise. Juniper et NSN coopèrent déjà depuis plusieurs années dans l'Ethernet et ont déployé des solutions communes auprès d'environ 200 fournisseurs de services télécoms. En passant du pacs au mariage, les deux équipementiers souhaitent aller plus loin dans l'intégration de leurs technologies.
Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle, car l'Ethernet est devenu incontournable dans les réseaux télécoms. Tous les opérateurs songent – s'ils ne l'ont pas déjà fait – à déployer ce protocole dans leurs réseaux d'accès ou d'agrégation, que ce soit pour véhiculer des communications fixes ou mobiles.
« Le trafic de données est en train d'exploser, mais les revenus des opérateurs restent stables. Il faut donc baisser au maximum les coûts opérationnels. Ce que permet l'Ethernet, qui est un protocole standard, très diffusé et donc peu cher à implémenter », explique Stephan Scholz, directeur technique de Nokia Siemens Networks.
Bien évidemment, NSN et Juniper ne sont pas les seuls sur le marché. Cisco et Alcatel-Lucent proposent des solutions équivalentes. Les constructeurs chinois sont également très actifs dans ce domaine. Huawei, par exemple, a profité du salon pour présenter les évolutions de sa propre plate-forme d'agrégation, baptisée SingleMetro.
Les services mobiles basés sur femtocellules – ces ministations de base 3G – ne sont pas encore prêts à voir le jour. C'est en tout cas l'avis de Nokia Siemens Networks. « Il manque le modèle économique et il faut encore résoudre certains problèmes techniques », précise Beppe Donagemma, directeur Europe du sud et de l'ouest pour NSN.
En cas de panne se pose, notamment, le problème de l'administration de ces femtocellules. Installés dans les bâtiments des entreprises ou des consommateurs, ces équipements ne seront pas très accessibles. Et ils sont encore trop complexes pour pouvoir être pris en main directement par les utilisateurs.
















