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LTE, la bouée de sauvetage des opérateurs mobiles, est prête

Les équipementiers sont prêts à commercialiser cette technologie, basée sur un standard quasi unique. Les tests sont en cours partout dans le monde et les premiers réseaux devraient être ouverts dès 2010.

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Nokia, le leader des fabricants de terminaux mobiles, a profité de l'édition 2009 du Broadband Forum pour présenter son tout premier modem LTE (Long Term Evolution), prêt à être intégré dans les téléphones. Preuve que la 4G est désormais opérationnelle. Cette technologie dopera les infrastructures des opérateurs mobiles. Une combinaison des technologies OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing) et Mimo (Multiple-Input Multiple-Output) permettra notamment d'atteindre des débits de 150 Mbit/s, soit 50 fois plus rapide que le HSPA actuel, et de réduire la latence des échanges.
Ce qui justifie le déploiement de telles performances ? La démocratisation de l'internet mobile (données et vidéos), catalysée par l'arrivée de terminaux ultra-ergonomiques, et, dans son sillage, l'explosion du volume de données échangées. Avec leurs capacités actuelles, les réseaux des opérateurs vont rapidement devenir des goulots d'étranglement, au détriment de l'expérience utilisateur. « Selon la pire des hypothèses formulée par les analystes, entre 2008 et 2013, le trafic de données sera multiplié par 10 », illustre Jean-Louis Hurel, en charge du marketing consultatif chez Alcatel-Lucent. On se rend compte alors que, contrairement à ce qui s'est passé pour la 3G, ce n'est pas une soit-disante « killer application » qui justifie le déploiement du LTE, mais bien l'adoption en masse d'usages existants.

L'Asie, premier laboratoire de tests

Les premiers lancements commerciaux devraient avoir lieu courant 2010. En Europe,  les projets pilotes sont rarement dévoilés. Alcatel-Lucent en comptabilise moins d'une dizaine (tous avec des opérateurs Tier 1), ZTE parle de la Roumanie, NEC et Nokia Siemens Networks restent dans le vague. Quant à ce qu'il se passe en France, silence radio.
En revanche, tous les équipementiers confondus mentionnent les opérateurs japonais NTT Docomo et KDDI comme références. Là-bas, les expérimentations en sont à un stade avancé, avec des terminaux LTE. Rien d'étonnant quand on sait que l'Asie est précurseur tant sur les usages que sur les technologies mobiles.
Quoi qu'il en soit, c'est à peu de choses près un seul standard LTE qui sera utilisé par les opérateurs mobiles du monde entier. La différence concerne la gestion du spectre. Ils pourront opter pour du FDD-LTE (Frequency Division Duplex), dans la bande des 2,6  GHz, voire des 800 MHz, correspondant à une partie du dividende numérique prochainement libérée (*), « qui sera la technologie dominante en Europe et choisie par la plupart des grands opérateurs », estiment le docteur Shahram Niri, directeur des divisions de solutions réseaux chez NEC et Kai Sahala, responsable des ventes des solutions d'accès radio chez Nokia Siemens Networks. Ils pourront par ailleurs choisir le TDD-LTE (Time Division Dupleix), dans la bande des 2,3 GHz, plutôt destinée au marché chinois, toujours selon NEC. Pour fournir tous les marchés, les constructeurs ont développé malgré tout les deux types de technologies (Huawei propose même une plate-forme FDD et TDD), dont les différences porteront sur les terminaux et les interfaces air.

La part belle au tout-en-un

Les équipementiers promettent aux opérateurs une rationalisation de leurs coûts, et une baisse de leur Opex. L'objectif final étant pour ces derniers, d'optimiser le revenu du mégaoctet transféré, généré par chaque client. Avec la même solution Sran, de Nokia Siemens Networks, SDR, de ZTE, ou Cran, d'Alcatel-Lucent, ou encore avec l'offre d'Ericsson, par exemple, les opérateurs vont pouvoir à la fois renouveler leurs réseaux 2G et 3G vieillissants et s'équiper dans la foulée d'une infrastructure LTE. Ils auront ensuite la possibilité de mixer les porteuses des différents réseaux sur des équipements moins énergivores.
De son côté, NEC mise sur le faible encombrement de sa solution. L'équipementier vient d'annoncer la disponibilité de sa nouvelle station de base LTE compacte (449 x 490 x 145 mm pour 17 kg), transportable par un homme seul.
(*) Article modifié le 15 septembre 2009. Contrairement à ce que nous avions indiqué, la bande des 800 MHz n'est pas utilisée par le GSM.
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