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Renouvellement général pour les systèmes d'exploitation. Après Mac OS et Windows, c'est Linux qui connaît une évolution majeure en cet automne 2009. Son noyau, à savoir la partie centrale de l'OS, celle dont dépendent les performances et les fonctions les plus essentielles, passe en version 2.6.31. Les implémentations Ubuntu, Red Hat et Suse devraient l'intégrer dans les prochains jours, à la faveur d'une mise à niveau standard.
D'une manière globale, les développeurs Linux ont ici misé sur l'avant-gardisme, notamment en supportant des technologies qui n'existent pas encore, comme l'USB 3.0, censé être dix fois plus rapide que l'actuel USB 2.0, ou le Zigbee, qui remplacera peut-être un jour le Bluetooth. En revanche, une gestion efficace de l'énergie fait toujours défaut, que ce soit pour les serveurs ou pour les postes de travail.
Sur les caractéristiques concernant les serveurs, Linux sait à présent exploiter des configurations allant jusqu'à 64 To de mémoire, c'est-à-dire 64 fois plus que le dernier Windows Server 2008 R2. Côté disque, son système de fichiers Ext4 se défragmente maintenant à la volée, ce qui minimise l'effet de ralentissement des lectures au fil du temps.
Autre nouveauté notable, Linux dispose désormais d'un dispositif pour déterminer le système du client qui se connecte à lui. L'administrateur a ainsi le moyen de définir des règles de sécurité spécifiques selon qu'une requête aura été émise par une machine Windows, Mac, Linux ou autre.
Caractéristique la plus visible du dernier noyau, le poste de travail bénéficie d'un environnement graphique plus réactif. Il donne l'impression d'un système temps réel, puisqu'il n'y a plus de latence perceptible entre le moment où l'on clique sur quelque chose et l'apparition à l'écran de ce que l'on a déclenché. Pour l'anecdote, cette amélioration est un heureux effet de bord d'un développement qui n'a rien à voir et qui consistait initialement à améliorer la gestion de la mémoire.
Accessoirement, ce noyau devrait régler une bonne fois pour toutes le problème des connexions hasardeuses en Wi-Fi et en Bluetooth. Linux ne devrait plus faire semblant de couper ou d'activer la réception des communications sans fil.
Fait notable, sur les 1 151 développeurs qui ont participé à l'écriture de ce nouveau noyau, seuls 16 % sont des indépendants. Les autres sont des salariés de Red Hat, Novell, Intel, Google et IBM.
















