France Télécom : des propositions contre le stress
Au lendemain d'une journée de grève, la direction de France Télécom a annoncé six propositions pour améliorer les conditions de travail. Les syndicats se montrent sceptiques.
01net.
le 11/09/2009 à 17h39
Une réunion exceptionnelle du comité national de la santé, de l'hygiène, de la sécurité et des conditions de travail (CNSHSCT) de France Télécom-Orange, présidée par Olivier Barberot, le DRH du groupe, s'est tenue hier. Il s'agissait de désamorcer le mouvement de grève dans l'entreprise (suivi hier par 16,4 % des salariés selon la direction, par 25 % d'entre eux selon le syndicat Sud). Les grévistes dénonçaient les conditions de travail à l'origine de la vague de suicides de cet été.
Parmi les six propositions qui ont été faites, on notera la suspension des mutations liées aux restructurations jusqu'au 31 octobre – afin, selon la direction, de « réexaminer les conditions de leur mise en œuvre » – et surtout le renforcement, en effectifs et en moyens, des équipes de médecins du travail (+ 10 %) et d'assistantes sociales.
Recruter des médecins du travail
« Des mesurettes », selon une source syndicale qui considère, concernant la première proposition, que le 31 octobre est un « délai trop proche ». Autre réaction, sur le recrutement de nouveaux médecins du travail pour éviter les drames : « C'est la moindre des choses. Pourquoi ne l'a-t-on pas fait avant ? » Quoi qu'il en soit, ces médecins n'auraient « pas les moyens d'exercer leur mission du fait des restructurations permanentes. Ils ne peuvent que constater les dégâts mais pas prévenir les risques ».
Les autres propositions de la direction portent sur l'ouverture de négociations avec les partenaires sociaux dès le 18 septembre, afin de décliner dans le groupe l'accord national interprofessionnel sur le stress, la réalisation d'un état des lieux pour fin novembre, le renforcement des équipes de ressources humaines de proximité et la généralisation des négociations locales sur l'accompagnement des réorganisations.
Devant ces propositions, l'intersyndicale du groupe veut se laisser un peu de temps. Elle ne devrait donner sa position officielle que dans le courant de la semaine prochaine.