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En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Avec un nombre de décès dépassant légèrement la centaine à ce jour, soit un chiffre relativement modéré par rapport à la taille de la population, l'Inde n'est pas le pays le plus touché par le virus de la grippe H1N1. Mais la situation y est prise très au sérieux, notamment par les professionnels des technologies de l'information, qui se considèrent en première ligne.
De fait, les SSII et autres entreprises de sous-traitance sont confrontées à des mouvements incessants de salariés et de clients entre l'Inde et les pays où se trouvent leurs principaux donneurs d'ordres, les Etats-Unis en particulier. Et ce n'est sûrement pas une coïncidence si les deux villes les plus frappées par le virus sont deux des principaux centres de la high-tech dans le pays : Bangalore, où, vendredi dernier, on recensait 33 décès, et Pune, une ville industrielle située non loin de Bombay et qui compte de nombreux acteurs des technologies de l'information, où l'on en dénombrait 34.
Dans ces conditions, la mobilisation générale a été décrétée un peu partout. Avec évidemment des mesures de restriction des voyages, tant vers l'étranger qu'à l'intérieur du pays. Bon nombre d'entreprises, comme Wipro, ont décrété que leurs collaborateurs revenant de zones à risque comme les Etats-Unis ou le Mexique resteraient travailler chez eux quelques jours avant de regagner leur bureau. Un groupe comme Infosys, qui emploie 20 000 personnes à Pune, leur demande de passer une visite médicale avant de revenir au travail. A Hyderabad, autre centre important pour les nouvelles technologies, Google India a même fermé complètement ses bureaux pendant deux jours en juillet, après qu'un de ses salariés eut été reconnu porteur du virus.
Dans tous les centres importants, les entreprises ont installé des cellules de veille avec médecin, tandis que des stocks de masques ont été constitués. Et la vie sociale en est même affectée : TCS, le numéro un du secteur, a demandé à ses équipes de renoncer à se serrer la main…
Mais la high-tech étant ce qu'elle est, elle compte aussi sur ses propres forces : les techniques de communication avancées et autres systèmes de téléconférence devraient être utilisés à plein dans les semaines qui viennent pour lutter contre le fléau.
















