Révolte pour la libération des données chez Google
Au printemps dernier, le mouvement Open Cloud Manifesto réclamait l’interopérabilité des services cloud. Des ingénieurs de Google lui emboîtent le pas et lancent Dataliberation.org.
01net.
le 15/09/2009 à 18h20
C'est à l'initiative d'un groupe d'ingénieurs de Google basés à Chicago que Dataliberation.org vient de naître. Inspiré par les Monty Python, Brian Fitzpatrick a constitué le Front de libération des données (sur le modèle du Front de libération de la Judée dans la La vie de Brian). La vocation de ce mouvement est de libérer les données des utilisateurs des multiples services cloud de Google. « Nous pensons que l'ouverture est meilleure que le verrouillage, affirme Brian Fitzpatrick sur le blog officiel de Google, pas seulement parce que la fermeture est fondamentalement mauvaise, mais parce que quand il est facile pour les utilisateurs de quitter un produit, cela introduit une notion d'urgence à améliorer et à innover pour garder les utilisateurs. Quand les utilisateurs sont verrouillés, il y a une forte tendance à la complaisance et un souci moindre d'améliorer le produit ».
Brian Fitzpatrick, chef de projet chez Google
Le front met la pression sur... Google
Le front met la pression sur... le poids lourds du Web pour le pousser à ouvrir davantage ses services. Sur Dataliberation.org, les frontistes expliquent comment quitter les services offerts par Google, depuis Gmail, Google Documents, les Google Apps for Business en passant par Google Reader, Calendar ou Maps. Les trublions n'épargnent même pas AdWords, la vache à lait de Google. Bien peu d'entreprises peuvent se permettre le luxe d'expliquer à leurs clients la meilleure manière de les quitter, Google le fait ou au moins le tolère !
Le Front de libération des données fait écho au mouvement Open Cloud Manifesto lancé en avril dernier. Celui-ci cherche à pousser les fournisseurs de solutions cloud a travailler à l'interopérabilité de leurs services et donc à libérer les clients de ces services du « vendor lock-in », littéralement le verrouillage qu'ils endurent aujourd'hui du fait des spécificités techniques des plates-formes cloud actuelles. Un manifeste signé par plus de 250 sociétés... mais toujours pas par Google.