![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Le « petit » concepteur de puces pour téléphones déborde d’ambitions. Il se sent même pousser des ailes, avec le lancement de sa ligne Cortex-A9. Cette puce double cœur est présentée comme cinq fois plus rapide et trois fois plus petite qu’une Atom d’enveloppe thermique équivalente. Histoire d’enfoncer le clou, ARM l’a même déclinée en deux sous-séries : l’une optimisée pour la performance, avec des fréquences pouvant atteindre 2 GHz. L’autre optimisée pour la consommation, plafonnant à 800 MHz.
Si la seconde cible les décodeurs et les imprimantes, la première, elle, lorgne particulièrement les netbooks et les serveurs, deux bastions actuellement dominés par Intel. Pour l’heure, le géant américain n’a pas grand-chose à craindre du petit britannique sur les netbooks. Si un constructeur de PC venait à proposer un modèle avec son processeur, sa machine devrait fonctionner sous Linux. Or avec les promotions consenties par Microsoft, il n’existe quasiment plus un netbook sur le marché tournant sous Linux.
Pendant un temps, Warren East, PDG d’ARM, a laissé entendre que Microsoft pourrait adapter Windows sur sa plate-forme. Il s’agissait surtout d’un coup de bluff. Microsoft n’a, pour l’instant, aucune intention de se risquer au multiplate-forme. Sans parler des millions d’éditeurs de logiciels. Tout risque toutefois de changer l’année prochaine avec Google, qui entend secouer le marché avec son Chrome OS, dimensionné pour les netbooks et compatible avec l’architecture ARM.
Sur les serveurs, en revanche, le britannique a davantage d'arguments. Linux y est largement répandu et Open Solaris vient d'être porté sur plate-forme ARM. Mieux, l'appétit d'oiseau de ses puces leur donne un avantage décisif dès qu'il s'agit de construire des serveurs ultradenses, tant les contraintes électriques et de refroidissement deviennent prépondérantes.
Rappelons qu'à 2 GHz une puce Cortex-A9 dissipe moins de 2 W, là où une Xeon basse consommation a du mal à descendre sous les 50 W. Enfin, ARM le répète depuis plus de un an : des fabricants frappent à sa porte pour lui demander une déclinaison serveur. Il n'empêche. Sur ce secteur aussi, ARM reste handicapé par sa non-compatibilité x86. Toute l'industrie semble aujourd'hui standardisée sur ce type de plate-forme, même sous Linux.
ARM sera toutefois en mesure de se frayer un chemin sur certaines niches comme les petits NAS ou les petits serveurs Web. Marvell utilise par exemple un cœur ARM pour ses microserveurs encastrés dans une prise de courant. Gageons aussi que d'autres spécialistes du serveur ultradense, tel Rackable (devenu SGi), pourraient suivre de près le développement du Cortex-A9.
D'ici là, ARM restera avant tout la coqueluche de Nokia, d'Apple, de Samsung et consorts pour les mobiles haut de gamme.
















