Deux tiers des informaticiens prêts à changer d’employeur
Le cabinet de recrutement Expectra a interrogé plus de 3 500 informaticiens afin de connaître leur état d’esprit. Au désir de mobilité s’associe un constat d’impact négatif de la crise sur l’évolution de carrière.
Fort désir de mobilité chez les informaticiens.
Les informaticiens rongent leur frein. Selon une étude du cabinet Expectra ciblant les aspirations des informaticiens, plus de deux tiers des professionnels en poste souhaiteraient changer prochainement d'entreprise, dont un peu plus de 38 % dans les six mois à venir. Le cabinet a interrogé, en partenariat avec le site d'offres d'emploi dans l'informatique lesjeudis.com, un vaste panel de 3 689 salariés constitué à 58 % de cadres gravitant dans des univers variés : le développement (29,5 %), les réseaux et systèmes (27 %) ou encore l'audit et le conseil (17,5 %).
Ce résultat est paradoxal dans une période de crise économique où les salariés sont d'habitude plutôt enclins à la frilosité. D'autant que 37 % des effectifs informatiques déclarent que la crise a une influence négative sur leur choix de carrière. Ce constat d'impact défavorable est flagrant au sein des équipes de développement et le personnel des SSII où 47 % des salariés interrogés font cette analyse. Pas surprenant. Le secteur du logiciel et services informatiques traversant sa vraie première crise depuis la période 2002-2003, les informaticiens déchantent. Eux qui avaient retrouvé ces dernières années un climat favorable fait de sollicitations nombreuses et de salaires en (légère) hausse.
Une vision de l'avenir revue à la baisse
En fait, les deux notions – évolution de carrière défavorable et désir de mobilité – sont intimement liées. « Les informaticiens ont une vision plus modeste de leur avenir tel qu'il se dessine actuellement au sein de leur entreprise. Cela joue sur leur état d'esprit. Ils se posent des questions sur leur avenir et se projettent plus volontiers chez un autre employeur », analyse Hugues Pariot, directeur général d'Expectra. D'ailleurs, interrogés sur leur motivation première, les candidats au départ ont, pour deux tiers d'entre eux, évoqué ce changement d'employeur dans l'optique d'une augmentation de salaire. Une aspiration qu'ils avaient mise entre parenthèse dans le contexte de crise économique.
Les conditions de travail moins épanouissantes engendrées par la conjoncture ne sont pas non plus étrangères à ce souhait de changer d'employeur. C'est d'autant plus vrai dans le secteur des services informatiques où les salariés de SSII peuvent être délégués sur des missions qui ne répondent pas à leurs attentes afin de se soumettre à la politique de limitation des intercontrats.
Les commerciaux plutôt épargnés
Certaines catégories de personnel restent toutefois épargnées. Les commerciaux, notamment, qui affirment être peu concernés par les effets de la crise. Une population, il est vrai, protégée : même en période de ralentissement de l'activité, l'entreprise continue de formuler des intentions d'embauche sur ce genre de poste afin de « fidéliser sa base client ou capter de nouveaux marchés », explique Hugues Pariot.
Ce désir de mobilité va-t-il se traduire par un énorme appel d'air au moment de la reprise de l'activité ? Tout dépendra de la capacité des entreprises à retenir leurs meilleurs éléments. Elles prennent d'ailleurs les devants en essayant de donner à leur informaticiens davantage de perspectives d'évolution. « La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) est actuellement mise en avant par les entreprises alors qu'on en parlait peu en période de plein emploi », observe le directeur général d'Expectra.
Mais le retour à un plein-emploi n'est pas imminent. Même si l'on évoque aujourd'hui des signes tangibles d'une reprise du marché des logiciels et des services informatiques dès 2010. Un redémarrage qui sera modeste et ne se traduira pas forcément tout de suite en termes de plans d'embauche ambitieux.

Avis sur «Deux tiers des informaticiens prêts à changer d’employeur»
c'est le moment !
de
yoshi2000
, posté le 23 septembre 2009 à 12h02
C'est le moment de bouger les presta, les SSII et les cabinets sont en train de refaire le stock de CV en prévision de 2010, il ne faut jamais raté le départ du train car une fois au sommet de ma cote, il ne peut que redescendre.
Tournicoti-tournicota
de
RSI_lambda
, posté le 23 septembre 2009 à 13h15
Je n'y connais pas grand chose en stats mais les chiffres énoncés me font penser que les informaticiens malheureux qui quittent leurs boîtes risquent d'aller travailler dans des sociétés qui embauchent pour remplacer le départ de leurs salariés malheureux partis travaillés dans d'autres boîtes pour remplacer ... blablabla
Dans le genre méthaphore animalière, on a, au choix, le serpent qui se la mord bien fort ou la poule et son oeuf qui se regardent en se demandant qui était là le premier ...
Bon j'arrête, j'ai mal à la tête !
Dans le genre méthaphore animalière, on a, au choix, le serpent qui se la mord bien fort ou la poule et son oeuf qui se regardent en se demandant qui était là le premier ...
Bon j'arrête, j'ai mal à la tête !
Oui
de
V.....
, posté le 23 septembre 2009 à 17h01
C'est surtout de quitter le secteur qui change la donne (pour rejoindre un éditeur, ou un client final), sinon, c'est juste le jeu des chaises musicales...
Faites comme moi...
de
Je suis maintenant éleveur
, posté le 23 septembre 2009 à 17h38
... devenez éleveur de chèvres.
Totalement d'accord avec RSI_lambda, on prend les mêmes et on recommence, moins ceux qui sont allés se mettre à l'abri chez le client final (et encore).
C'est vraiment bonnet blanc et blanc bonnet ce cirque.
"Ah salut, je crois qu'on se connait !"
"Ouai, j'étais chez Atos avant, c'est là que l'on s'est croisé"
"Ben maintenant je suis chez Accenture"
"Et machin, tu sais .....?"
"Oui je vois de qui tu parle, celui qui était avec nous en 2003 chez Cap; et bien il est chez SQLI"
"Oh! je croyais qu'il étais chez Altran!"
"Oui c'est vrai, mais il est resté que 3 mois avant que le le projet XXX se prenne le mur!"
...pauvre monde.
Totalement d'accord avec RSI_lambda, on prend les mêmes et on recommence, moins ceux qui sont allés se mettre à l'abri chez le client final (et encore).
C'est vraiment bonnet blanc et blanc bonnet ce cirque.
"Ah salut, je crois qu'on se connait !"
"Ouai, j'étais chez Atos avant, c'est là que l'on s'est croisé"
"Ben maintenant je suis chez Accenture"
"Et machin, tu sais .....?"
"Oui je vois de qui tu parle, celui qui était avec nous en 2003 chez Cap; et bien il est chez SQLI"
"Oh! je croyais qu'il étais chez Altran!"
"Oui c'est vrai, mais il est resté que 3 mois avant que le le projet XXX se prenne le mur!"
...pauvre monde.
Tellement vrai
de
Julien77000
, posté le 24 septembre 2009 à 09h49
Moi aussi je pense à devenir éleveur, d'ailleurs je souhaite élever des ânes. J'ai l'habitude avec mes clients têtes de mules :)
Pour le reste, c'est tellement vrai, il suffit juste de changer les noms des ssii.
Pour le reste, c'est tellement vrai, il suffit juste de changer les noms des ssii.
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