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En début de semaine, Adobe dévoilait sa Flash Platform Services. Outil de diffusion de widgets Flash, régie publicitaire ou réelle place de marché d'applications ? Ce lancement pose plus de questions qu'il n'y répond quant à la stratégie d'Adobe vis-à-vis des places de marché logicielles. D'autant que le service n'est que partiellement ouvert et devrait s'enrichir très rapidement de nouveaux modules. Michael Chaize, consultant chez Adobe France et grand évangéliste des technologies Adobe auprès des développeurs, répond aux questions de 01netPro.
01netPro : Peut-on considérer Flash Platform Services comme une place de marché au même titre que l’App Store d’Apple ?
Michael Chaize : Absolument. C'est une façon de monétiser les applications Flash. Toutefois, à la différence de l'App Store sur lequel on achète une application, nous avons choisi un angle original : Flash étant leader sur le marché des widgets, nous avons choisi de nous lancer dans leur diffusion.
Quel a été le rôle de votre partenaire Gigya dans le développement de votre plate-forme ?
Gigya a développé un réseau de diffusion de widgets qui représente aujourd'hui une audience de 250 millions d'internautes. Il connait les API de dizaines de réseaux sociaux et sites dont MySpace, Facebook, Twitter... et sait pousser les widgets sur ces services. Il a même développé une technologie de diffusion d'application sur les mobiles Windows Mobiles, Symbian et iPhone à partir d'un simple SMS. Pour l'iPhone, il faut qu'il adapte son application et la mette à disposition sur l'App Store.
Existe-t-il un lien entre le lancement de Flash Platform Services et l’acquisition d’Omniture la semaine dernière ?
Pour l'instant, Gigya délivre des métriques sur la consommation des widgets par les internautes. Mais nous comptons aller beaucoup plus loin dans ce domaine grâce à Omniture. Ce dernier est une énorme plate-forme Saas de plusieurs milliers de serveurs. Notre message est clair : nous voulons héberger de plus en plus de services pour nos développeurs. Nous ne fournirons plus seulement une plate-forme de développement et des outils, mais aussi des services Saas associés.
Quel est le modèle économique que vous proposez aux développeurs d’applications Flash ?
La plate-forme fonctionne sur deux modes. Ceux qui souhaiteront faire la promotion de leur widget à partir de Flash Platform Services devront payer 1 dollar chaque fois qu'un internaute en installera un. D'autre part, nous allons rémunérer les hébergeurs de widgets, ceux qui les placent sur leurs sites. La rémunération sera au CPM (coût par mille). On l'estime à environ 5 dollars pour les 1 000 widgets affichées. A cet égard, la Flash Platform Services va fonctionner comme une régie publicitaire.
Quelles vont être les prochaines étapes du développement de votre place de marché ?
D'abord, la brique distribution que nous venons de présenter est amenée à évoluer, notamment vers la distribution d'applications AIR [l'exécution d'application Flash sur le desktop, NDLR]. Il y a aujourd'hui 300 millions d'installations de ce type. Ensuite, nous allons proposer Flash Collaboration Services (nom de code : Cocomo). Les développeurs d'application vont pouvoir consommer des services tels que des chats ou la voix sur IP, facturés à la minute. Enfin, concernant le volet social, nous sommes déjà partenaires avec Facebook. Notre but : que leurs API (ainsi que celles d'autres réseaux sociaux) soient plus facilement accessibles aux développeurs d'applications Flash. Mais je n'en dirais pas plus pour l'instant.
















