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Jim Baum (Netezza) : « Le data warehouse d’Oracle souffre toujours de la même limite »

A l’occasion de la présentation la semaine dernière à Londres de Twinfin, la nouvelle plate-forme lancée par le pionnier du data warehouse en boîte, Jim Baum revient sur la concurrence d’Oracle et de Teradata.
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Jim Baum, PDG de Netezza
Jim Baum, PDG de Netezza
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Jusque-là propriétaire, l'architecture interne de l'appliance de Netezza repose désormais sur des serveurs-lames d'IBM. Plus important encore, elle propose d'accueillir et d'exécuter des applications analytiques tierces comme celles de Fuzzy Logic, Kalido, Datanetis ou Tibco Spotfire, éditeurs avec lesquels le constructeur vient de nouer des partenariats technologiques. Un jour après le lancement de la nouvelle version d'Exadata par Oracle (offre en tout point concurrente à celle de Netezza), nous avons rencontré le PDG de Netezza, une société qui compte aujourd'hui 300 clients.

01NetPro : Vous accordez une importance soudaine aux partenariats. Etiez-vous à ce point isolés ?
Jim Baum :
Non. Nous avions déjà des accords avec des acteurs du reporting ou de l'alimentation de données. Nous nous sommes toujours considérés comme un élément de la chaine décisionnelle parmi d'autres. Aujourd'hui, nous cherchons à apporter la puissance de l'appliance au niveau des applications analytiques. D'où l'importance de nouer des partenariats avec des éditeurs spécialisés par secteur.

Avec Exadata V2, Oracle couvre aussi bien les accès transactionnels que décisionnels. N'est-ce pas un avantage sur vous ?

Oracle a repris dans son appliance toute les technologies disponibles en magasin : Infiniband, mémoire, compression, disque SAS et S-ATA... Sur les enjeux du transactionnel, Exadata est sûrement très performant mais son data warehouse connaît toujours la même contrainte : une trop forte circulation des données sur le réseau interne. Ces flux sont particulièrement limités chez nous. C'est d'ailleurs pour cela que nous, nous n'avons pas besoin d'exploiter Infiniband.

Teradata cherche, lui aussi, à héberger des applications au sein de son entrepôt. Pourquoi le vôtre connaîtrait-il plus de succès que le leur, qui a d'ailleurs reçu un accueil mitigé ?
Parce que notre modèle de développement est moins contraignant. Comme de nombreux grands acteurs, une partie significative des revenus de Teradata provient de sa base installée. Or cette maintenance, qu'ils facturent très cher, les prend en otage. Elle freine leur réactivité et leur capacité à innover.

Lorsque vous vous êtes lancés il y a cinq ans, vous étiez le seul à promouvoir le concept d'appliance de data warehouse. Aujourd'hui, tous les géants vous ont rejoint. Comment exister parmi eux ?
Regardez ce que fait Network Appliance dans le stockage. Face à HDS, IBM ou EMC, ils n'auraient jamais dû survivre. Et pourtant, à force d'innovations technologiques, ils pèsent aujourd'hui plusieurs milliards de dollars. Pour notre part, sans parler des nouvelles avancées de Twinfin,  notre nouvelle plate-forme, nous disposons toujours d'au moins deux atouts sur la concurrence : la simplicité – nul besoin de poser des index ou de réaliser des partitions sur notre base – et la puissance.

Cette puissance que vous évoquez est un argument rabâché à l'envie par tous les fournisseurs de data warehouse. Mais est-elle si indispensable ?
J'avoue que le message peut être confus. Il y a des seuils au-dessous desquels cette performance n'est pas nécessaire. Pour du reporting traditionnel, par exemple. Seulement la business intelligence devient prédictive, et même prescriptive, car elle oriente de plus en plus les actions à mener. Ces nouveaux visages du décisionnel exigent la manipulation d'algorithmes complexes qu'une architecture à base d'index ne peut soutenir. D'ici deux à cinq ans, ces nouveaux usages devraient généraliser ces problématiques de performance.

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