La SSII Aedian simplifie son organisation
La société de services informatiques fusionne ses entités conseil et ingénierie. Une nécessité liée au marché qui demande une plus grande continuité entre ces deux types de missions.
01net.
le 25/09/2009 à 16h26
La société de services regroupe ses troupes dans une seule et même société. Elle rompt ainsi avec la logique, qui avait prévalu jusqu'alors, de séparation du conseil et de l'ingénierie, avec une holding et deux sociétés opérationnelles. La nouvelle organisation se veut plus agile et plus conforme à la demande du marché. « La demande a changé. On observe désormais une continuité entre missions de conseil et réalisation qui n'existait pas auparavant », analyse le président d'Aedian, Jean-François Gautier. La SSII propose notamment du conseil en gestion de projet, gestion des risques et optimisation des processus dans le secteur banque-assurance, dont elle est spécialiste.
Concrètement, une seule force commerciale représentera désormais la société et collectera les appels d'offre. L'organisation opérationnelle unique aura pour avantage d'éviter les prêts de consultants d'une société à l'autre. Une pratique qui était devenue une nécessité dans une organisation à deux têtes.
Cette rationalisation de l'organisation intervient alors que le groupe vient de dévoiler des résultats annuels décevants. La SSII réalise sur l'exercice 2008-2009 un chiffre d'affaires de 40,1 millions d'euros (- 2 %), pour un résultat net divisé par plus de trois (à 220 000 euros). Selon Jean-François Gauthier, la baisse de la rentabilité est essentiellement la conséquence de la pression sur les prix (- 3 % en moyenne pour le TJM sur l'exercice) et de la chute de la demande en missions de conseil, prestation très volatile en temps de crise.
Le mode régie préféré au forfait
Le volume d'activité du conseil a ainsi décliné d'environ 10 %, victime de la morosité du marché. Le président de la SSII note également un changement de comportement des services achats des grands comptes qui privilégient, en cette période difficile, les prestations de régie aux dépens du forfait. Un retournement de tendance conjoncturel lié à un besoin de souplesse. « Pouvoir arrêter les contrats dans les meilleurs délais est devenue une des préoccupations majeures des services achats. Cela peut même devenir plus important que le prix », note Jean-François Gautier.
Conséquence : le volume de prestations d'assistance technique est monté à 78 % du chiffre d'affaires au cours de l'exercice (conseil inclus) alors qu'il ne représentait pas plus de 50 % de l'activité il y a deux ans. Le président de la SSII n'entrevoit pas de signe de reprise avant la fin de l'année. Mais selon lui, les budgets 2010, en préparation dans les grands comptes, s'annoncent « moins négatifs ».